Insectocalypse Now : pourquoi on passe au bio

Jusqu’au début des années 90, après un long trajet en voiture, votre pare-brise ressemblait à ça :

pare-brise-insectes-moustiques-saletés-vitres-fenêtre

Aujourd’hui, vous pouvez faire le même trajet : il n’y aura probablement plus un seul insecte dessus.

Avantage : votre pare-brise est propre.
Inconvénient : on va tous mourir.

L’insectocalypse

Cela fait une dizaine d’années que le bio a fait sa place dans nos assiettes. Il faut dire que, quand on parle nourriture, l’agriculture biologique a un argument de poids : elle n’augmente pas les risques de cancer.

pomme-rouge
Traitée en moyenne 35 fois: la pomme de l’agriculture conventionnelle ressemble à celle de Blanche-Neige.

Mais quand on parle chiffon, que le coton de votre t-shirt soit bio ou arrosé par Monsanto, cela ne change rien pour votre santé : les substances toxiques qu’on trouve dans les vêtements viennent des teintures et autres traitements industriels , mais pas de la culture du coton.

champ de coton
Info pour briller en société : le coton ça ressemble à ça. Et même si les gens disent “fleur de coton” en fait, ce que vous voyez ce sont des fruits.

Ça explique sans doute pourquoi le coton bio n’a pas connu le même essor que la nourriture bio : il ne représente que 0,5% de la production mondiale (vs. plus de 6% pour l’alimentaire). L’immense majorité de la culture du coton est donc issue de l’agriculture dite “conventionnelle”. Entendez : celle qui utilise les engrais chimiques, l’irrigation et la monoculture jusqu’à plus soif. Et aussi les pesticides.

pulvérisation ddt
Photo de 1945 où le DDT, un des premiers insecticides, est pulvérisé dans les maisons pour lutter contre le paludisme (avant qu’on se rende compte qu’il décimait les oiseaux et qu’il augmentait les risques de cancers, de naissances prématurées, d’autisme ou d’Alzheimer chez les humains).

Le truc, c’est que le coton est une plante essentiellement “autogame”, c’est-à-dire qu’elle n’a besoin de personne en Harley Davidson pour se reproduire, même pas des abeilles. Donc on peut tuer tous les insectes qui l’entourent sans avoir trop d’impact sur ses rendements. Résultat : le coton n’utilise que 2-3% des surfaces agricoles, mais consomme 16,1% de tous les insecticides du monde.

monsanto
Première étape de la fabrication d’un t-shirt en coton dit “conventionnel”.

La culture du coton utilise de plus en plus de néonicotinoïdes, parce que, selon le comité des pays producteurs et consommateurs de coton, ce sont des pesticides “relativement plus sûrs”.

Mais… est-ce qu’ils sont si inoffensifs que ça ?

Si vous avez plus de 30 ans, vous savez que non. Parce que vous connaissez le “syndrome du pare-brise” dont on vous parlait en introduction. Et si vous ne prenez pas la voiture, voici quelques chiffres. En Allemagne, sur seulement 27 ans, 75% des insectes volants ont disparu. Aux Etats-Unis, deux tiers des populations d’insectes étudiées ont perdu 45% de leur volume. Et comme le démontre la vaste enquête d’un journaliste du Monde, les néonicotinoïdes sont la principale raison de cette disparition. Le phénomène est tellement massif que les scientifiques l’appellent “Insect Apocalypse” : ces deux études suggèrent qu’en seulement 30 ans, presque la moitié des insectes de la planète ont disparu.

Mais après tout, on s’en fout des insectes non ? C’est pas comme s’ils servaient à quelque chose (à part nous piquer pile sur la paupière les soirs d’été)…

Si ça continue comme ça, vous devrez expliquer à vos enfants que ceci n’est pas une raquette de mini-badminton.

En fait, les insectes sont super importants pour notre survie.

Si les abeilles meurent par exemple, les plantes à fleurs ne seront plus pollinisées : bye bye les fruits et les légumes et plus généralement, environ un tiers du contenu de nos assiettes.

bouillie matrix
Pas besoin d’être Néo pour sombrer dans la dépression quand on mange du weetabix à tous les repas

Et puis si on fait sauter le premier maillon de la chaîne alimentaire, c’est la survie de toutes les autres espèces qui est remise en cause.

le roi lion
“C’est comme les maillons d’une chaîne dans le grand cycle de la vie.”

Les deux autres familles d’insecticides utilisées dans le coton ? Elles ne valent guère mieux :

  • Les pyréthroïdes, qu’on retrouve dans les aérosols type Baygon. On les soupçonne d’être des pertubateurs endocriniens.
  • Les organophosphorés sont des agents neurotoxiques. Pour les méchants papillons, ok, mais aussi pour les ouvriers agricoles. Selon les 35 études listées dans ce rapport

 

Vous l’avez compris : l’agriculture conventionnelle est loin d’être vertueuse et le coton y est pour beaucoup.

Classement méchants
Classement officiel des pires méchants de tous les temps.

Un problème global du système agro-industriel

En trente ans, les industriels de l’agrochimie ont réussi à répandre l’utilisation de produits tous plus toxiques les uns que les autres. Comment c’est possible ? Parce que le système agro-industriel dans sa globalité ne possède pas de vrais garde-fous. Sous l’action des efforts de lobbying des industriels, le principe de précaution est totalement oublié. La France vient juste d’interdire les néonicotinoïdes (c’est le premier pays à le faire), mais cela ne résout pas le problème :

  • ces produits restent actifs très longtemps dans le sol (20 ans pour les néonicotinoïdes)
  • il est probable qu’une molécule tout aussi dangereuse viendra les remplacer. D’ailleurs, il existe déjà d’autres pesticides certainement tout aussi dangereux en circulation (c’est juste qu’on a pas encore le recul nécessaire pour s’en rendre compte).

Alors c’est quoi la solution ?

Du coton OGM qui résiste aux chenilles ? Monsanto a essayé avec le coton Bt, qui sécrète lui-même l’insecticide. Au début, ça a marché : les quantités de pesticides ont pas mal diminué là où il a été introduit. Sauf que la nature s’adapte : les chenilles sont devenues résistantes. Une étude menée en Chine a révélé qu’au bout de sept ans, les fermiers en étaient revenus au même niveau de pesticides qu’avant l’introduction de coton Bt.

monsanto
On dira ce qu’on voudra, ils ont quand même de l’humour chez Monsanto

La seule chose raisonnable à faire, c’est de passer à l’agriculture biologique (comment ça, vous aviez deviné ?).

Pourquoi le bio c’est bon

La culture de coton bio utilise beaucoup moins d’insecticides que la culture “conventionnelle”. Pour se débarrasser des nuisibles, elle maintient un équilibre entre les insectes et leurs prédateurs naturels grâce à un sol riche et vivant, plante des culture-pièges en périphérie des champs à protéger…

Et il y a plein d’autres bénéfices à la culture bio :

  • Elle diminue fortement l’utilisation des engrais chimiques (voire la supprime complètement dans le cas des agriculteurs en agro-écologie) grâce à la rotation des cultures, aux inter-cultures, au travail minimum des sols, aux engrais verts, au compostage…
  • Elle consomme moins d’eau, contrairement aux idées reçues. Même si bien sûr, ça ne résout pas le problème du coton qui pousse dans les zones arides : même s’il est bio, cultiver du coton dans un désert (comme autour de la mer d’Aral), ça reste une aberration.
  • Elle n’utilise aucun herbicide de synthèse (donc a fortiori pas le glyphosate). Par exemple pour enlever les feuilles avant la récolte, on préfère attendre qu’elles tombent naturellement aux premières gelées.
  • Elle rend les agriculteurs moins dépendants aux multinationales de l’agrochimie (pour vous donner une idée, certains petits agriculteurs de coton dépensent aujourd’hui 60% de leurs revenus en pesticides)
  • Un sol vivant et moins labouré permet de capturer du CO2 de l’atmosphère. Ça s’appelle l’agriculture générative et ça pourrait absorber jusqu’à 13% de nos émissions annuelles de CO2

Alors pourquoi toutes les marques ne se mettent pas au bio ?

Il y a des marques qui utilisent du coton bio depuis leurs débuts (Ekyog, Hopaal, 1083, Veja, Patine, Armed Angels, People Tree, Patagonia, Organic Basics, Knowledge Cotton Apparel…) et on leur tire notre chapeau. Mais la grande majorité des vêtements (y compris une partie des nôtres) continuent à être fait à partir de coton conventionnel. Pourquoi ?

Premier argument non valable : le prix

Oui, le bio est plus cher que le non bio. Cultiver en respectant la terre, c’est plus difficile que d’arroser un champ de pesticides. Sans compter qu’il y a une période très compliquée pour les agriculteurs, lors de la  transition d’un système à l’autre : cela peut prendre plusieurs années pendant lesquelles on ne peut pas vendre sous le label bio.

Mais dans le prix total d’un vêtement, franchement, ça ne change pas grand chose. Dans une chemise 100% coton, le coût du coton est d’environ 1,5€. Alors même si vous achetez votre coton bio deux fois plus cher, ça vous coûtera 1,5€ de plus. Pour vous donner une idée, pour une de nos chemises qu’on a passé en coton bio, notre coût de production est passé de 22 à 24€.

C’est carrément acceptable, non ? Ce qui peut freiner aujourd’hui les marques de fast fashion dans l’adoption du coton bio, c’est que leur main d’oeuvre est tellement bon marché qu’une augmentation du prix du coton génère, en pourcentage, une grosse augmentation du coût de production.

Deuxième argument non valable : la qualité

Le fait qu’un coton soit bio ou non n’a aucun impact sur sa qualité : cette dernière dépend essentiellement des semences ou des conditions climatiques.

Mais il est vrai que ça fait plus d’un an qu’on cherche et qu’on a trouvé ça très difficile de trouver des fils bio ET résistants… La raison est simple : la demande est tellement faible que le coton bio de qualité (dit “longue fibre” et “extra longue fibre”) représente moins de 0,01% de la production mondiale.

balle coton
Trouver du coton bio résistant, autant chercher une aiguille dans une balle de coton.
Vous aussi, envoyez-nous vos jeux de mots avec coton dedans à hello@loom.fr

Mais les producteurs de coton bio de qualité existent. Et plus il y aura de marques qui se tourneront vers le coton bio, plus l’offre se développera, dont celle du coton bio de qualité.

Troisième argument non valable : le coton bio ne vaut pas mieux que le coton traditionnel

Il y a peut-être des polémiques qui traversent l’agriculture bio alimentaire, en particulier concernant l’utilisation de la bouillie bordelaise ou encore le fait que de toute façon, les champs traités contaminent les champs bio. Mais dans le domaine du textile, il y a deux labels qui garantissent que le coton est bio et qui, à notre connaissance, n’ont jamais été remis en cause (contrairement aux “Better Coton Initiative” et autres étiquettes vertes) :

  • OCS (Organic Content Standard)
  • GOTS (Global Organic Textile standard) qui garantit en plus des conditions des travail décentes

La vraie raison : on manque d’informations

La vraie raison pour laquelle les marques ne passent pas au bio, c’est que très peu de gens ont conscience de la gravité des problèmes générés par le coton conventionnel.

Pourquoi on ne le sait pas ? Parce que les fabricants de pesticides (Bayer, Syngenta, BASF…) créent un nuage de fumée en voulant nous faire croire que la disparition des insectes n’est pas due aux insecticides, mais à une multitude d’autres causes : changement climatique, présence de parasites, urbanisation, éclairage nocturne… Tout ça à coup de lobbying et de financement d’études scientifiques pour semer le doute (celle-ci par exemple, financée par Bayer et Syngenta, tente de démontrer que les néonicotinoïdes dans le coton sont parfaitement inoffensifs). Aucune bien sûr ne peut expliquer le déclin abrupt des populations d’insectes au milieu des années 90, au moment de l’introduction des neonics, mais qu’importe.

Bref, comme l’explique Stéphane Foucart dans son livre Et le monde devint silencieux :

“L’industrie agrochimique a réussi un tour de force admirable : nous faire perdre de vue que les insecticides font très exactement ce pour quoi ils ont été conçus, c’est-à-dire détruire les insectes.”

Conclusion

On vous le dit franchement : il n’y a même pas deux ans, on n’avait aucune intention de passer au coton bio. On pensait que c’était payer plus cher pour pas grand chose. On se disait naïvement qu’il y a quand même des lois qui nous protègent et que les industriels ne peuvent pas faire n’importe quoi. On pensait que le réchauffement climatique était un problème si grave qu’il primait sur tous les autres. En creusant le sujet, on a compris qu’on s’était trompé.

Cela fait presque un an qu’on cherche à passer toute notre gamme en matière bio . Certains produits sur notre site le sont déjà, comme la plupart de nos chemises ou nos pulls. Pour les autres, c’est en cours, mais comme on vous le disait plus haut, c’est un peu coton pas facile de trouver les bonnes matières. Deux ou trois fois, on a cru tenir le bon bout, et on est reparti à zéro après avoir fait des tests de résistance sur les produits finis. Mais d’ici la fin de l’année 2020, on devrait réussir à passer toute notre gamme en bio.

En fait, on ne devrait pas dire qu’on passe au bio mais qu’on revient au bio. Pour refermer une parenthèse qui n’aurait jamais due être ouverte.

 


Si jamais ça peut aider un tout petit peu les autres marques qui veulent passer au bio, voici la liste de tous les fournisseurs et références de matières bio de qualité qu’on a trouvées :

  • Chemises : on utilise la gamme certifiée coton bio GOTS de Somelos (c’est la gamme 88). Sa résistance est identique aux modèles en coton conventionnel.
  • Chinos : pour notre prochaine production, on utilisera la référence Chatam/M coton bio GOTS de Velcorex. Sa résistance est aussi bonne que la version non bio.
  • Chaussettes : On teste actuellement la gamme bio mercerisée de Monticolor et les premiers résultats sont bons.
  • Pulls en laine : notre laine est la “Genziana” de Biella Yarn. ça reste de la laine mérinos extrafine (19,5 microns) de super qualité, en termes de douceur et résistance (on l’a testée). Elle est certifiée GOTS : pour la laine, ça veut dire que les moutons ne sont pas exposés aux pesticides dans les pâturages et qu’on ne les trempe pas régulièrement dans les bains anti-parasitaires. Le traitement qu’on a appliqué pour que laine passe en machine est un traitement électrique : contrairement aux traitement classiques, il n’utilise ni chlore ni formaldéhyde, deux composés vraiment pas top pour la santé.
  • Pulls en coton : pour notre prochaine production, on utilisera la référence Nilo de Filmar, un fil très fin et qui permet donc de faire des fils câblés à deux ou trois bouts plus résistants. On est en train de tester la résistance du pull en faisant des tests de résistances à l’abrasion. On espère aussi utiliser ce fil pour nos prochains boxers.
  • T-shirts, polos, sweats, hoodies : on cherche toujours le bon fil (un coton Ne 30/1 ou  Ne 20/1, longues fibres, compact, si possible filé en Europe. Si vous avez ça sous la main, écrivez-nous.) et on a déjà quelques pistes. 

 

Crédit illustration : Olivier Balez

51 commentaires

  1. Que pensez vous du label Oeko-Tex® ?
    Il inclus aussi le synthétique mais y a t-il des débats concernant ce label par rapport aux deux autres cités (GOTS & OCS)

    1. Le label Oeko-Tex est différent des labels GOTS et OCS dans la mesure où il n’implique aucune exigence sur le bio ou non, ni d’ailleurs sur le processus de production. Il donne juste un minimum de garanties sur la présence de composés potentiellement toxiques pour votre santé, afin qu’ils ne dépassent pas certains seuils. A notre connaissance, il n’y a pas trop de débat sur ce label mais s’il est nécessaire, il est loin d’être suffisant !

  2. Super intéressant.
    Vous évoquez également en début d’article le sujet des teintures et je me pose également pas mal de questions là dessus, j’imagine que c’est tout aussi toxique mais il y peu d’informations claires sur le sujet. Est-ce que vous en savez plus ?

    1. Pour être tout à fait franc, les teintures, c’est un sujet sur lequel on ne s’est pas encore assez plongés (sans jeu de mot). Mais c’est bien sûr loin d’être neutre, à la fois sur les produits chimiques utilisés et sur l’impact CO2 – la teinture est le processus industriel qui consomme le plus d’énergie dans le textile. Tout ce qu’on sait, c’est que la solution “teintures naturelles” ne serait pas non plus idéale car si on veut rendre ces teintures plus solides, il faut ajouter des “mordants” potentiellement toxiques.

  3. Très instructif. Bravo pour votre retour au bio. C’est courageux je trouve. Je suis un vieux, les vêtements sont trop jeunes pour moi, par contre vos chaussettes sont parfaites. Bonne continuation.

  4. Merci pour cet article très détaillé et le travail de fond que cela a dû demander. J’attends avec impatience vos propositions de vêtements bio.

    1. En effet, le coton, même bio, n’est pas parfait, car il vient souvent de loin : Inde, Egypte, Turquie… qui sont en plus des endroits où il ne pleut pas toujours assez et nécessite donc de l’irrigation. Donc il faut en effet aller chercher du côté d’autres matières, qui ont leurs avantages mais aussi leurs inconvénients. Par exemple, le lin est local et ne consomme ni eau ni pesticides, mais les filatures sont en général en Asie et ils ne correspond pas toujours aux usages des clients… Pour les fibres recyclées, c’est en effet une bonne piste mais la qualité n’est pas à la hauteur (pour le coton en tout cas) et le procédé reste quasi aussi gourmand en énergie que la production d’une fibre vierge. Bref, rien de simple.

  5. L’autre erreur est sans doute d’utiliser que du coton….même bio, qu’en est-il des teintures de coloration?
    Knowledge Cotton Apprel misait il y a quelques années sur le Made in Europe pour passer maintenant au coton bio (Gots) avec des caleçons fabriqués en Inde et d’autres articles en Chine….mouais…
    Pour aller jusqu’au bout de votre démarche, pourquoi n’utilisez vous pas du lin, par exemple. Ou du modal? Etc… comme par exemple Freitag (qui font excellents vêtements avec une silide philosophie, unique sur le marché…)
    Ce serait encore plus convaincant.
    Bon courage.

    1. C’est vrai qu’on ne parle que du coton. On explique notre point de vue sur les teintures dans une réponse à un autre commentaire, mais on est tout à fait conscient des limites que ça pose. On ne savait pas pour Knowledge Cotton Apparel mais on est d’accord que ça n’a pas toujours de sens de se vanter de faire du bio si à côté on délocalise la production autant qu’on peut… Et vous avez raison sur le lin : on y pense, c’est une matière qui cumule beaucoup d’avantages, à la fois sur l’eau, les pesticides et la production locale. Des filatures sont en train de réapparaitre en France et ce sont des projets qu’on suit de près. Pour le modal, c’est une piste aussi mais les prototypes qu’on a testées dans cette matière n’était (pour l’instant) pas à la hauteur en termes de qualité.

      1. Très content d’apprendre que vous êtes aussi en veille sur d’autres matières ! Merci pour votre démarche en général, cet article super détaillé… et pour ce prochain article où vous nous parlerez lin, chanvre, et autres peut-être ! 🙂

      2. Merci pour votre réponse! En tant que fan de lin (et tout autre alternative au coton…) et si vous voulez plus d’info sur le F-Abric de Freitag ou autre, contactez-moi en MP. Je serais ravi de vous aider. Cordialement.

  6. Nous sommes de éternels étudiants et je suis heureux d’en apprendre plus chaque jour. On le sait au plus profond de nous qu’une chose n’est bonne pour nous mais nous ne changeons pas…pourquoi ? Parce que cela prend du temps, des efforts et on manque de courage ou peut être devrais-je dire D’INFORMATIONS et il y a pour ma part, une histoire d’argent dans tout cela
    Le pourquoi de nos actions voila la prise de conscience

  7. Merci pour ce nouvel article, j’apprends toujours plain de choses. Effectivement, il faut pousser à la production de belles fibres de coton =)
    Je me posais aussi la question de OekoTex comme Hugo, je repasserai voir s’il y a une réponse.
    Continuez

  8. Merci pour les infos. Bravo pour la transparence et félicitations pour votre démarche!! J’adore votre style léger et drôle pour écrire un article au sujet sérieux 🙂 #fandeloomforever

  9. Bravo pour le coton bio. Avez-vous pensez au chanvre? Par nature il a très peu de parasite et peut pousser sur des sols arides, en fait n’importe où.
    Le chanvre était très utilisé avant la 1ère guerre mondiale et pas seulement pour les cordages (c’est une fibre ultra résistante). Malheureusement son gros défaut c’est qu’il n’a quasiment pas besoin de produit chimique pour pousser. Aussi les industriels de la chime l’ont diabolisé afin de promouvoir le coton et vendre ainsi plus de pesticides…
    Ils ont réussi ! Quand on parle chanvre on pense plus à la fumée qu’aux vêtements….
    Bon courage

    1. Bien sûr, le chanvre est une matière première très locale et aussi peu consommatrice en pesticides, au même titre que le lin ou la laine. Malheureusement, toutes ces filières ont été petit et petit détruites suite à des délocalisations des filatures en Asie ou les pays de l’est. Mais il y a des super projets pour les reconstruire, comme par exemple pour le lin le projet d’Emmanuel Lang qui est en train de recréer une filature en Alsace ou le projet “Linpossible”… On suit ça de près 🙂

  10. La mode à l’envers, oui mais de quel ressources parle-t-on l’EAU. Le coton même dit: « bio » n’est certainement pas une exploitation raisonnée et calculée des ressources naturelles. Le chanvre lui comporte beaucoup plus d opportunités pour la terre, l agriculture, sa rapidité de croissance et ses fonctions innombrables, ici dans le secteur du textile le chanvre comporte de fibres très intéressantes et de confort de peau. Je vous suis depuis longtemps, Viva Loom! J attends de savoir!

    1. Bonjour Sarah, très bon point que vous soulevez là. On vous invite à lire la réponse qu’on a apporté à Pierre ci-dessous, on y parle du sujet du chanvre et du lin justement.

  11. Enfin ! J’aime votre démarche depuis le début mais jusqu’à présent j’ai juste acheté un maillot ne comprenant pourquoi vous évitiez le bio.
    Du coup c’est cool.

  12. Bravo pour l’article et les perspectives sur les autes matieres locales. Bravo surtout pour votre transparence et votre sincérité qui sont à mon sens les clés de l’ecoresponsabilite. Je travzille pour API’UP qui fabrique des mobiliers ecoresponsables haut de gamme par upcycling. J’interviens souvent sur linkedin notre clientle pro et je suis régulièrement amenée a vous citer en exemple.

  13. Merci pour votre article très enrichissant. Et je trouve formidable votre partage sur vos fournisseurs qui est souvent le genre d’informations jalousement gardé. Si cela peut aider d’autres fabricant de textile, l’article aura d’autant plus d’impact.

    Merci pour votre travail

  14. Superbe article, très didactique 👍🏻
    Bravo, je (re)passe (😉) alors tous mes vêtements en coton bio
    Et pour être certains ne pas avoir de pare brise trop sale et prolongez votre action de responsabilité, roulez autant que vous le pouvez en vélo (ou marchez à pied, c’est toujours autant de CO2 économisés).

  15. Merci les équipes Loom.
    L’avenir de notre planète passe aussi par l’éducation et la pédagogie.
    Prendre un sujet, le creuser et faire rayonner la connaissance !
    Voilà comment on peut collectivement changer le monde dans lequel on vit.
    Merci encore, je partage 🙂

  16. Si en plus vous vous mettez au bio, c’est encore mieux 👌👍
    Merci pour l’article, c’est précis et j’avais des idées préconçues sur le prix alors que c’est un impact effectivement très raisonnable sur des vêtements qui ont la durée de vie que vous leur donnnez.

  17. Belle bascule en perspective, chapeau ! À vrai dire je me réjouis : je vous suis depuis vos tout premiers débuts mais nous vous ai jamais acheté pour 2 raisons principales, l’utilisation de fibres pesticidées (vous avez bien mis le doigt sur l’hypocrisie du terme conventionnel dans votre article, alors qu’asperger une plante de produits chimiques n’a rien de conventionnel) et vos fabrications / sous-traitances majoritairement en-dehors du territoire français.
    Plus qu’une marche à franchir et mes sous pourront joyeusement irriguer la croissance de votre joli projet 🙂

    1. Merci pour le chapeau !
      C’est vrai que pour l’instant, on ne fabrique en France que nos chaussettes et nos ceintures (et quand même le tissu de notre chino vient des Vosges) mais on verra ce qu’on peut faire à l’avenir ;-).

  18. Question bete, mais pourquoi ne pas ecrire (aussi) votre contenu en anglais?
    Habitant dans un pays anglophone, il m’est difficile de partager du contenu francophone… 🙁

    1. Bonjour Charles,
      Traduire nos contenus, les corriger, les publier cela prend pas mal de temps et on essaye de se concentrer que sur les projets qui comptent le plus pour nous.
      MAIS
      c’est une remarque intéressante. Est-ce que vous connaissez des gens qui publient des contenus chouettes à la fois en français et en anglais dont on pourrait s’inspirer ?

  19. Merci de cette investigation importante.
    Cela renforce ma volonté de continuer avec vous pour ma garde robe durable…
    Continuez cela fait du bien au moral…
    Cordialement

  20. Toutes mes félicitations pour cet article très pédagogue ainsi que pour votre autocritique courageuse.
    Tout cela me donne encore plus envie de découvrir votre gamme et de la faire partager.
    Je vais diffuser votre articlr à l’ensemble de mon réseau.
    Ça sera ma façon de vous encourager.

  21. Félicitations pour cette prise de conscience et pour cet article très instructif.
    Je vais m’en servir car je commence à vendre des sacs en coton que je couds moi-même. Le passage au coton bio était dans mes plans mais votre article va accélérer ma démarche.
    Merci !

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