Ces dernières semaines, vous avez dû recevoir un paquet de newsletters vous parlant de leur « pixel de suivi » avec un bouton pour vous y opposer (c’est parce que la CNIL vient de dire que ces pixels, c’est comme les cookies de navigation : il faut vous informer de leur utilisation et vous demander votre accord).
Mais au fait c'est quoi, un pixel de suivi ? C’est une image vide, transparente et minuscule (elle mesure un pixel de large sur un pixel de haut). À chaque fois que vous ouvrez un e-mail, ce petit mouchard le signale à l’expéditeur (ainsi que l’heure et sur quel appareil vous êtes). D'où le surnom de « pixel espion ».
Le code informatique d'un pixel de suivi
Pourquoi les marques les utilisent ? Pour faire plein de choses :
Si vous n'ouvrez que les emails sur une thématique, on ne vous envoie plus que celle-là (pourquoi pas)
Si vous ouvrez souvent, vous êtes classé « lecteur engagé » et vous recevez encore plus d'emails (hum, plus embêtant)
Si vous n'avez pas ouvert, on vous renvoie le même email quelques jours plus tard avec un autre objet (pas cool)
Si vous n'ouvrez plus rien, la marque exporte votre adresse e-mail vers Insta, Google et Youtube pour retrouver votre profil et vous cibler avec des pubs sur ces plateformes (pas cool du tout).
Or, chez Loom, on ne fait rien de tout ça : pas de relance automatique, pas de segmentation basée sur vos ouvertures (de toute façon on sait pas faire et la flemme d’apprendre), pas d'export de votre adresse vers Instagram pour vous afficher de la pub (parce qu’on ne fait pas de pub). En fait, comme on s’interdit de pousser à la consommation, on n’a pas vraiment besoin de toutes ces fonctionnalités.
Nous avons donc désactivé la mesure individuelle des ouvertures d'email par pixel de suivi. Autrement dit, nous ne savons plus qui ouvre nos emails, ni quand. YEYEYEYE FREEDOM !
Ça veut aussi dire qu’on ne mesurera plus le « taux d'ouverture » de nos newsletters. Pour savoir si ce qu’on écrit est bien, il nous reste d’autres indicateurs comme le taux de désinscription… ou vos réponses (qui sont toujours les bienvenues) : quand une newsletter est nulle, on le sait très vite ;-)
Savez-vous où sont fabriqués la plupart des draps vendus en France ? Pour plus de la moitié d’entre eux, c’est au Pakistan. En fait, à cause de la concurrence des pays à bas coûts, il n’y a presque plus d’usine de linge de lit en France. Quand on a compris ça, on a voulu faire notre part pour aider les dernières usines françaises à résister. Surtout qu’on a réalisé qu’on pourrait vendre ces draps à des prix pas si éloignés de ceux fabriqués à l'autre bout du monde. Pourquoi ça ?
Raison n°1 : les draps sont des produits simples
D’abord, la différence de coûts de fabrication entre les draps made in France et made in Pakistan est bien moins importante que pour les vêtements. Eh oui : s’il faut pas mal de machines pour fabriquer des draps (métiers à tisser, machines de teinture…), il y a beaucoup moins de confection que pour une chemise par exemple. Pas besoin de coudre des dizaines de morceaux de tissus ensemble – on parle surtout d’ourlets et de détails de finition. Bref, dans le linge de maison, le coût élevé de la main-d'œuvre française y est moins pénalisant que dans la fabrication de vêtements (si le sujet vous intéresse, on a écrit tout un article sur le sujet).
Couture d’ourlets chez Vogimex, notre usine de confection des Vosges (non, ce ne sont pas nos draps sur la photo)
Raison n°2 : il y a de la "surqualité" sur le marché
Sur le marché du linge de lit, les marques mettent souvent en avant la percale de coton “120 fils par cm2” comme argument de qualité. La différence avec une percale 80 fils, c’est que les fils sont plus fins. Et plus les fils sont fins, plus le tissu est cher.
C’est vrai que la finesse du fil apporte de la douceur. Mais en faisant nos tests labo, on s’est rendu compte que cela rend aussi les tissus un peu moins résistants aux trous et à la déchirure.
Entendons-nous bien : les draps en percale de coton sont doux et de super qualité, qu’ils soient 80 ou 120 fils (ce sont déjà des fils très fins dans les deux cas). Mais on trouve que la percale 80 fils est un meilleur compromis : elle nous permet de proposer non seulement des draps de qualité plus abordables, plus résistants, mais aussi plus respirants et moins froissables (plus les fils sont fins, plus le tissu froisse et franchement, qui aime repasser ses draps ?).
Percale 80 vs. 120 fils : le match (résultats de nos tests labo)
Raison n°3 : on applique une marge faible
Enfin, si on arrive à proposer des prix abordables pour ces draps, c’est grâce à notre modèle économique : on pratique une marge faible car on ne fait pas collections (qui coûteraient de l’argent en développement et en invendus), pas de publicité (dont on devrait répercuter le coût sur les produits) et pas de promotions (qui nous obligeraient à vendre plus cher le reste de l’année).
Bref, ces draps made in France, on arrive à les vendre à des prix alignés avec le reste du marché haut de gamme : de 80 à 90€ pour la housse de couette, de 35€ à 40€ pour le drap housse, 18€ pour la taie d’oreiller. Surtout qu’ils sont en coton bio (certifié GOTS), alors que la majorité des draps vendus en France sont faits en coton conventionnel (c’est-à-dire shootés aux pesticides).
Promis, on n'a pas fait exprès pour le choix des 3 couleurs
Et on est très fiers de les avoir fait fabriquer dans les Vosges, dans trois usines habituées du linge de lit haut de gamme :
Tissage Mouline Thillot, un tisseur qui a investi dans des machines modernes pour rester concurrentiels quand beaucoup d’usines partaient en Asie.
Crouvezier, notre teinturier, qui a su réagir très vite quand on a connu les (inévitables) aléas de production...
Et puis, Vogimex, qui a confectionné tous nos draps avec soin et a continué à travailler même pendant les tempêtes de neige de janvier dans les Vosges (du jamais vu depuis 10 ans, paraît-il).
Ici Julia et Guillaume, les fondateurs de Loom. Si on prend la plume aujourd’hui, c’est pour vous parler d’une injustice qui nous pèse. Elle concerne le pull fin, dont la 3e génération vient de sortir. Ce vêtement, on l’a d’abord lancé en 2019, dans une matière 100% laine mérinos. Comme tout pull en laine, il est beau, il est chaud, il ne décolore pas, il ne se détend pas. Mais il a un gros défaut.
Le genre de photos qu’on recevait au SAV.
Plusieurs clients nous remontent qu'à cause de sa finesse, ce pull troue rapidement aux coudes. Alors on arrête sa commercialisation. Et on cherche une solution. On plonge dans un tourbillon de tests laboratoire et de lancements de prototypes pour vérifier ou infirmer toutes nos hypothèses.
Hypothèse 1 : Est-ce que les pulls fins en laine des autres marques trouent aussi vite que le nôtre ? Oui, même le Uniqlo à 39,90 €.
Roger ne doit pas souvent appuyer ses coudes sur un bureau.
Hypothèse 2 : Est-ce que ça marche d'ajouter un peu de matière synthétique ? Non.
E-mail envoyé à l’usine qui tricote nos pulls pour leur demander d’ajouter du polyamide au pull. Spoiler : il a vrillé.
Hypothèse 3 : Est-ce qu’on peut tricoter en ajoutant seulement du synthétique seulement aux coudes ? Oui, mais le pull devient hors de prix…
Au bout de quelques mois, on se rend à l’évidence : on doit lancer ce pull fin… en 100% coton. Parce que côté abrasion, y a pas photo : le coton est bien plus résistant que la laine.
Quand on le teste en labo, notre prototype de pull fin en coton résiste à 80 000 cycles contre 14 000 pour son équivalent laine.
En 2020, on sort donc la 2e génération de notre pull fin, dans un coton bio égyptien aux couleurs profondes. Cette fois on n’a plus aucun problème de trous aux coudes… mais on a perdu les bénéfices de la laine : anti-odeur, chaleur et résistance à la déformation. Entendons-nous bien : ce pull est vraiment pas mal (d’ailleurs nos clients lui donnent la note moyenne de 4,8/5), mais nous, on a du mal à en être satisfaits. Alors, là aussi, on décide d’arrêter de le vendre. On se dit qu’on n’arrivera jamais à faire un pull fin chaud et résistant, et on abandonne le projet. Jusqu’à un jour de février 2024, quand une usine nous parle d’un fil en mélange 53% laine 47% coton. Et là, ILLUMINATION : est-ce que ce ne serait pas la solution pour avoir un pull fin chaud, beau, résistant à la déformation ET à l’abrasion ? Ni une, ni deux, on développe un prototype qu’on teste en labo. Résultats :
Ce pull fin est 3 fois plus résistant aux coudes qu’un 100% laine (qui pour rappel tenait seulement 14 000 cycles).
Ce pull fin est 2 fois plus résistant à la déformation qu’un 100% coton.
Champagne ! On se serre dans les bras, on pleure, on lance une queuleuleu : enfin, on a trouvé le procédé révolutionnaire pour faire un pull fin qui tient. On peut enfin lancer notre pull fin 3e génération. Sauf que, quand on en parle de cette INCROYABLE innovation au reste de l’équipe, on reçoit au mieux des silences gênés, mais le plus souvent, des moqueries à peine dissimulées : “wahou vous avez fait un pull en mélange laine-coton…”
Heureusement, la bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe. On ne les invitera pas à la cérémonie quand on recevra le premier prix du concours Lépine.
Julia & Guillaume
Le pull fin 3e génération, il est pas beau en plus ?
Im Juni 2021 haben wir unsere ersten Shorts auf den Markt gebracht (oder Bermudashorts, das ist ziemlich dasselbe). Robuster Stoff, Made in France, doppelte Naht im Schritt, verstärkter Bund, "Jeans”-Knopf, der sich nicht löst, Vorwäsche gegen Einlaufen, Färbung im Walzverfahren für bessere Farbechtheit, Tests der Farbechtheit beim Waschen … Kurz gesagt, wir haben ziemlich das gleiche Rezept wie bei unseren Hosen angewendet und dachten, wir hätten alle Zutaten beisammen, um Shorts zu machen, die jahrelang halten.
Aber kaum einen Monat nach dem Launch bekommen wir die erste Beschwerde:
Eine einzige Beschwerde ist nicht so schlimm: Das könnte ja ein Einzelfall sein. Außer, dass …
Die Art von Foto, bei dem jeder Qualitätsverantwortliche Albträume bekommt.
Die Shorts verblassen nicht nur stark, sie verfärben sich sogar! Anthrazitgrau zum Beispiel schlägt ins Rötliche um … Beim 6. Fall geraten wir langsam in Panik und leiten das Notfallverfahren ein: Wir nehmen die Shorts aus dem Verkauf und lassen Labortests durchführen, um die Ursache des Problems zu finden.
Unsere Vermutung: Diese Verfärbung ist das Ergebnis der kombinierten Wirkung von UV-Strahlen und Schweiß – so, als würden unsere Shorts einen fetten Sonnenbrand bekommen. Wir lassen also einen Test durchführen, bei dem unsere Stoffe 32 Stunden lang UV-Strahlen in Schweißbädern ausgesetzt werden (kein echter Schweiß, keine Sorge). Und die Ergebnisse tun weh:
Autsch. Aua. Ouch.
Übersetzt heißt das: Unsere Shorts haben tatsächlich ein großes Problem mit Verfärbung durch die Kombination aus UV und Schweiß, vor allem bei sogenanntem "alkalischem” Schweiß (also mit basischem pH-Wert).
Tatsächlich sind unsere Shorts Opfer dessen, was Färber das "Golfer-Syndrom” nennen: Der Polokragen von Golfern (die stundenlang in der Sonne verbringen, mit Schweiß am Hals) neigt dazu, sich unter der kombinierten Wirkung von UV-Strahlen und Schweiß zu verfärben.
Für uns ist das ein Desaster: Wir haben Hunderte Shorts verkauft, die Gefahr laufen, heftig zu verblassen.
Also entscheiden wir uns für einen großen Produktrückruf, ähnlich wie Autohersteller, die merken, dass es ein Problem mit Bremsen oder Airbags gibt.
Wenn auch du Shorts oder etwas anderes färben möchtest, hier ist der Artikel dazu.
Und die Antworten lassen nicht lange auf sich warten:
Uns wird das ganze Ausmaß der Katastrophe klar … und auch, wie nachsichtig unsere Kundschaft ist.
In den folgenden Monaten arbeiten wir mit unserer Fabrik an einem Färberezept für Shorts, das besser hält. Sie verbessern es etwas, aber nicht genug. Wir stoßen an eine Wand: Selbst nach zahlreichen Versuchen schaffen wir es nicht, eine Farbe zu finden, die der UV-Verfärbung völlig entgeht. Wir müssen unsere Software überarbeiten.
Nicht die Farbe muss sich ändern, sondern die Färbemaschine
An diesem Punkt gibt es etwas, das wir kaum verstehen: Kleidung, die Sonne und Schweiß ausgesetzt ist, haben wir schon einige hergestellt … aber nie mit solchen Verfärbungsproblemen. Angefangen bei unseren T-Shirts. Warum also?
Unsere Vermutung: Die Verfärbung kommt eigentlich von den Maschinen, mit denen die Shorts gefärbt werden – das sind andere als die für die T-Shirts.
Und tatsächlich: Unser T-Shirt wird gestrickt , damit es elastisch ist – unsere Shorts dagegen werden aus einem gewebten Material hergestellt, damit es im Gegenteil formstabil ist.
Bildquelle: threadden.com
Da gewebte Materialien recht formstabil sind, können sie mit sogenannten "kontinuierlichen” Maschinen gefärbt werden: Sie werden über ein Walzensystem durch ein Färbebad geführt, bevor sie geschleudert und anschließend getrocknet werden. Das ist ein recht schneller und wirtschaftlicher Prozess, der den Vorteil hat, relativ wenig Wasser und Energie zu verbrauchen.
Eine Färbemaschine mit kontinuierlichem Prozess, wie sie zum Färben des Stoffs unserer Shorts verwendet wird (Video hier).
Diese Maschinen können wir allerdings nicht für gestrickteMaterialien verwenden, die dehnbarer sind und sich durch die Spannung zwischen den Walzen verformen könnten. Stattdessen lassen wir sie mehrere Stunden lang in einem Autoklaven laufen: eine Art große Waschmaschine, unter Druck, bei einer Temperatur über 100 °C.
Beispiel für einen Autoklaven – nicht zu verwechseln mit dem kleinen U-Boot von Kapitän Nemo.
Da die Farben unserer T-Shirts UV-Strahlen und Schweiß sehr gut standhalten, fragen wir uns, ob das Geheimnis ihrer Haltbarkeit nicht genau in diesem mehrstündigen heißen Bad bei hoher Temperatur und hohem Druck liegt. Fixiert das die Farben vielleicht besser als ein kurzer Durchlauf durch ein Färbebad zwischen zwei Walzen?
Tatsächlich gibt es ein Verfahren, um auch Kleidung aus gewebten Materialien in Bädern zu färben.
In den Fabriken nennt man das “garment dyed” (auf gut Deutsch: “stückgefärbt” oder “im fertigen Kleidungsstück gefärbt”). Statt zuerst die Stoffrollen zu färben und danach das Kleidungsstück zu nähen, macht man es genau umgekehrt: Man näht zuerst das Kleidungsstück und dann taucht man es in ein Färbebad. Mit fast denselben Maschinen wie beim Färben der gestrickten Materialien unserer T-Shirts.
Kurz gesagt: Beim "garment dyed” werden bereits fertig genähte Kleidungsstücke zusammen mit Farbe in eine Waschmaschine gegeben (wie diese hier) (Link Video).
Und das interessiert uns sehr. Wir beschließen deshalb, einen Prototyp für Shorts im "garment dyed”-Verfahren zu entwickeln.
Als wir ihn bekommen, stellen wir fest, dass er unregelmäßiger, patinierter wirkt als unsere vorherigen Shorts. Logisch: Da diese neuen Shorts erst nach der Konfektion gefärbt werden, folgt die Farbe den Unregelmäßigkeiten der Nähte, den Erhebungen der Knöpfe, den Falten des Stoffs.
Schaut man genau hin, erkennt man Farbunterschiede an den "harten Punkten” (Gürtelschlaufen, Taschenränder …)
Und das ist eigentlich eine gute Nachricht fürs Altern: Da der Stoff nicht perfekt gleichmäßig aussieht, fällt die Abnutzung durch Maschinenwäsche oder UV-Strahlen viel weniger auf.
Gut, das klingt alles schön und gut, aber halten die Farben der "garment dyed”-Shorts UV-Strahlen und Schweiß denn auch wirklich besser stand?
So sieht es unter realen Bedingungen aus
Bevor wir unsere neuen Shorts für die breite Öffentlichkeit auf den Markt bringen, und nachdem wir mehrere verschiedene Färberezepte ausprobiert haben, lassen wir einen Labortest zur Farbechtheit durchführen, der – zum Glück – sehr überzeugend ausfällt.
Du verstehst davon vielleicht kein Wort, aber das sind wirklich sehr gute Ergebnisse bei der UV- und Schweißbeständigkeit – wir haben so lange gebraucht, um Farben hinzukriegen, die halten, dass wir die Farben unserer Shorts so schnell nicht ändern werden.
Wir starten also die Produktion unserer "garment dyed”-Shorts, und 6 Monate später beginnen wir, sie zu verkaufen … mit etwas Bammel: Werden diese Shorts am Ende nicht auch verblassen?
Und da ist es, das gute Stück!
Um das herauszufinden, müssen wir mindestens einen Monat warten, bis unsere Kundschaft eine E-Mail bekommt, in der wir nach ihrer Meinung zu unseren Produkten fragen (so lange, bis sie die Teile schon ein bisschen getragen und ein paar Mal gewaschen haben). Und dann die erste Erleichterung: nichts zu melden! Unsere Kundschaft liebt unsere Shorts.
Kundenbewertungen zu den Shorts, einen Monat nach dem Kauf.
Das eigentliche Urteil kam aber im Mai 2025, als wir das erste Feedback unserer Kundschaft bekamen – ein Jahr nach ihrem Kauf (zu diesem Zeitpunkt schicken wir eine E-Mail, um zu erfahren, wie ihre Kleidungsstücke altern). Und siehe da, halleluja: Unsere Kundschaft ist immer noch super zufrieden mit den Shorts. Bei 65 Bewertungen liegt die Durchschnittsnote bei 4,7/5!
Stéphane jedenfalls versteht sich aufs Komplimente machen
Klar, die Farbe der Shorts verändert sich ein bisschen …
Fotos, die uns unsere Kundschaft ein Jahr nach ihrem Kauf schickt.
… aber diesmal patiniert sie schön, nicht zu stark und ohne die Farbe zu wechseln.
Auswahl an Kundenzitaten zur Veranschaulichung des vorherigen Punkts. Mit freundlichen Grüßen.
Praktisch, aber kein Zaubertrick
An diesem Punkt fragst du dich vielleicht: Warum machen wir nicht garment dyed für alle unsere Loom-Kleidungsstücke?
Weil diese Färbemethode auch ihre Nachteile hat. Erstens kann sie, wie oben gesehen, einen leicht unregelmäßigen Look ergeben: Das stört bei Shorts überhaupt nicht – im Gegenteil –, aber bei einem eleganteren Kleidungsstück wie einer Chino oder einem formellen Hemd kann es ein Problem sein. Zweitens ist es auf Seiten der Fabrik schwieriger zu handhaben: Es kostet etwas mehr (es verbraucht mehr Wasser und Energie), es gibt mehr Ausschuss, es ist schwierig, genau den richtigen Farbton zu treffen, und schließlich kann die längere Hitzeeinwirkung die Kleidungsstücke manchmal schwächen.
Kurz gesagt, das garment dyed ist keine Wunderlösung. Je mehr wir über Textilien verstehen, desto mehr erkennen wir, wie komplex das Thema ist: Um langlebige Kleidung herzustellen, muss man für jedes Teil den richtigen Fertigungsprozess finden.
Und Kleidungsstück für Kleidungsstück begreifen wir auch, dass man nicht alles haben kann. Um Shorts herzustellen, die überhaupt nicht verblassen, könnten wir auf einen Stoff mit Polyester setzen (Farbe lässt sich auf Synthetik leichter fixieren), so wie es immer mehr Marken tun – aber sie wären weniger bequem und weniger schön. Oder wir könnten sie in Asien fertigen lassen: Dort werden bestimmte, besonders aggressive (und gefährliche) Färbemittel verwendet, die bei uns verboten sind. Am Ende ist jedes Kleidungsstück, das wir entwickeln, das Ergebnis eines Kompromisses zwischen vielen Dimensionen: Preis, Umweltbelastung, Ästhetik, Ethik, Komfort und so weiter. Für unsere Shorts haben wir uns für den Kompromiss entschieden, sie aus Bio-Baumwolle (einem Naturmaterial) in unserer Nähe (in Portugal) herzustellen – ein Material, das mit der Zeit schön patiniert.
Kurz gesagt: Wir hoffen, dass dir diese Shorts gefallen, dass sie dich durch viele Sommer begleiten … und genauso gut altern wie du.
Statt es wegzuwerfen (oder zu verkaufen), entscheidest du dich, es einer spendenannehmenden Organisation zu geben oder in einen dafür vorgesehenen Container zu werfen (Bravo, denn nur 30 % der Menschen machen das wie du).
Der Sammelcontainer: 1. Etappe der Reise.
Nach der Sammlung landet dein T-Shirt in einem großen Sortierzentrum, wo Fachleute per Tast- und Sichtprüfung über sein Schicksal entscheiden – je nach Zustand, Zusammensetzung und potenziellem Wiederverkaufspreis.
Das Förderband im Sortierzentrum: In wenigen Augenblicken wird über das künftige Leben deines T-Shirts entschieden (Foto: Le Dauphiné Libéré).
Von da an gibt es mehrere mögliche Szenarien:
Option 1: Die Crème (5 %)
Dein T-Shirt ist in top Zustand und kann in einem Secondhand-Laden für einen guten Preis verkauft werden: Man sagt dann, es gehört zur "Crème" (merk dir dieses Wort gut, wir kommen später darauf zurück), also zu den 5 % der gesammelten Kleidungsstücke mit dem höchsten Wert.
Option 2: Der Bodensatz (45 %)
Dein T-Shirt ist in schlechtem Zustand. Es wird entweder "downgecycelt" (also zu Putzlappen oder Dämmstoffen verarbeitet) oder zur Energiegewinnung verbrannt.
Wenn dein T-Shirt nicht viel wert ist, landet es am Ende ziemlich sicher buchstäblich in der Wand – als Dämmstoff.
Option 3: Die breite Mitte (50 %)
Dein T-Shirt ist ein ganz normales T-Shirt: gut genug erhalten für ein zweites Leben, aber eben auch nicht die Crème der Crème. Also wird es in einen großen Kleiderballen gepresst, bevor es an einen ausländischen Importeur weiterverkauft wird.
Ein Lager mit Kleiderballen: eine Art Abflughalle für Kleidungsstücke (Foto : Amiratex).
Aber landet die Kleidung, die wir spenden, dann nicht bei Menschen in Not?
Das kommt eigentlich darauf an, wem du sie gibst:
Akteure der solidarischen Wiederverwendung (zum Beispiel Le Relais, das fast die Hälfte der 47.000 französischen Sammelstellen betreibt). In diesem Fall dient deine Spende einem sozialen Projekt: Das Sortieren und der Wiederverkauf der Kleidung schafft Arbeitsplätze für Menschen in beruflicher Wiedereingliederung, und die erzielten Einnahmen finanzieren deren solidarische Maßnahmen.
Hilfsorganisationen für Bedürftige (zum Beispiel Secours Populaire, das Rote Kreuz oder Emmaüs): Ein kleiner Teil deiner Spenden fließt in solidarische Läden, in denen die bedürftigsten Menschen kostenlose Kleidung bekommen können (über sogenannte "solidarische Kleiderkammern").
Sonstiges: hier landet deine alte Kleidung eben nicht bei Bedürftigen, sondern versorgt ein ganz gewöhnliches Unternehmen1.
Also nein: Die meisten Kleidungsstücke werden nicht "an Bedürftige verschenkt", ganz einfach, weil der Bedarf durch die bestehenden Spenden längst gedeckt ist. Wenn du hingegen wertvolle Kleidung an Organisationen spendest, beteiligst du dich an einem Solidaritätssystem: Je "reicher" die "Crème" ist, die diese Organisationen sammeln, desto rentabler sind sie und desto mehr können sie Menschen in Not helfen.
So funktioniert das theoretisch. Nur dass …
Heute steht die Secondhand-Branche in Frankreich mit dem Rücken zur Wand. Manche Sammel-, Sortier- und Recyclingbetriebe verlieren Geld und schließen einer nach dem anderen.
Was ist passiert?
Zunächst verkaufen Privatpersonen mit der Verbreitung von Plattformen wie Vinted tendenziell selbst, was einen finanziellen Wert hat, und spenden nur, was weniger wert ist: Die "Crème", die den Organisationen bleibt, wird immer dünner – das bringt ihr wirtschaftliches Gleichgewicht ins Wanken.
Eine Kampagne von Emmaüs, die auf Vinted gefälschte Anzeigen schaltete, um an die Bedeutung solidarischer Spenden zu erinnern (Foto: Label Emmaüs).
Vor allem aber versetzt der Aufstieg von Fast Fashion und Low-Cost dem Geschäftsmodell der Secondhand-Kleidung einen Schlag: Der Wert der "Crème" ist strukturell gesunken, während Shein, Primark, Leclerc und Konsorten Marktanteile gewonnen haben. Erstens, weil die Qualität der Kleidung sinkt, aber vor allem, weil die Neupreise dieser Ketten so niedrig sind, dass es für die Organisationen schwierig ist, beim Wiederverkauf Geld damit zu verdienen. Dabei steht und fällt das gesamte Geschäftsmodell der Sammel- und Sortierakteure mit dem Wiederverkauf dieser "Crème". Je billiger die Kleidung, desto weniger tragfähig ist der Secondhand-Sektor. Kein Wunder, dass Organisationen wie Emmaüs vor diesem Hintergrund eine Regulierung des Fast-Fashion- und Low-Cost-Modells fordern.
Es gibt eine dritte, eher kontextbedingte Erklärung für die Krise des Secondhand-Sektors: Die Exportmärkte sind verstopft. Die afrikanischen Länder, die traditionell unsere Secondhand-Kleidung kauften, wenden sich inzwischen chinesischer Secondhand-Ware zu, und Frankreich weiß nicht mehr so recht, wohin mit den Millionen Kleidungsstücken, die ihm auf den Händen bleiben.
Aber die Krise der Secondhand-Branche in Frankreich ist nur die Spitze des Eisbergs: Der Secondhand-Sektor steckt weltweit in einer Krise – wirtschaftlich wie ökologisch.
Erinnerst du dich an dein T-Shirt im Sammelcontainer? In jedem zweiten Fall wird es an einen ausländischen Importeur verkauft. Aber wo genau liegt eigentlich dieses "Ausland", in das dein T-Shirt geschickt wird?
B) Die Schwierigkeiten der Secondhand-Kleidung in Afrika
In mehr als jedem zweiten Fall2landet Secondhand-Kleidung in Afrika, weil es dort (im Moment noch) günstiger ist, westliche Secondhand-Ware zu kaufen als neue Kleidung.
Und in welchem Land in Afrika genau? Bei deinem T-Shirt lässt sich das schwer genau sagen: Nachdem sie in verschiedenen Ländern sortiert und weitersortiert wurden, verliert sich die Spur französischer Kleidung ein wenig. Betrachtet man aber die weltweit gesammelte Kleidung insgesamt, sind das die wichtigsten afrikanischen Länder,3 in denen sie landen könnte:
Hier geht es um weltweite Ströme. Für Frankreich sind die wichtigsten Exportländer Madagaskar, Benin, Togo, Haiti … kurz gesagt, die ehemaligen Kolonien.
Was passiert mit einem Kleidungsstück, sobald es in Afrika angekommen ist? Um das herauszufinden, schauen wir uns an, was in Ghana passiert, dem afrikanischen Land, in dem das Lebensende von Kleidung dank The Or Foundation am besten untersucht ist, einer NGO , die vor Ort sehr aktiv ist.
Dieses Kleidungsstück wird im Hafen der Hauptstadt Accra angelandet, fest eingepackt in der Mitte eines Kleiderballens, der wiederum in einem Container zusammengepresst ist, der bis zu 400 dieser Ballen fasst.
Der Kleidungsimporteur ist keine karitative Organisation, sondern ein gewinnorientiertes Unternehmen: Er verkauft diesen Ballen « blind » für etwa 180 € an einen lokalen Händler, den sogenannten « Detailhändler ». Dieser Händler (oder « diese Händlerin », denn es sind oft Frauen) versucht anschließend, die Kleidungsstücke einzeln an einem der Stände des riesigen Secondhand-Markts von Kantamanto weiterzuverkaufen.
So sieht ein Ballen aus, wenn er von einem Händler gekauft wird. Es gibt keine Möglichkeit zu wissen, ob er wertvolle Kleidung enthält oder nicht … ein bisschen wie bei Magic-Kartenpackungen.
Der Markt von Kantamanto in Accra, wo 30.000 Menschen mit dem Wiederverkauf, der Reparatur und dem Upcycling von Secondhand-Kleidung arbeiten (Foto: Green Views).
In 60 % der Fälle wird das Kleidungsstück zum Verkauf angeboten, manchmal nach einer kurzen Wäsche oder ein paar Bügelstrichen. Andernfalls droht ihm schlicht … weggeworfen zu werden.
Warum eine solche Verschwendung?
Wenn ein Kleidungsstück nach Afrika exportiert wird, dann deshalb, weil es eher in gutem Zustand ist: Man schätzt, dass 95 % der Kleidungsstücke in diesen Ballen "tragbar" sind.
Ja, aber … es gibt tausend Gründe, warum ein "tragbares" Kleidungsstück nicht "verkäuflich" ist: Vielleicht haben sich die Nähte etwas verzogen, vielleicht gibt es von diesem Stil schon reichlich auf dem Markt, vielleicht ist es fürs Klima zu warm, vielleicht hat es einen Schnitt, eine Farbe, einen Stil, den hier niemand mag, oder vielleicht müsste man es bügeln und waschen, aber der Aufwand lohnt sich einfach nicht.
Gäbe es in Ghana nur wenig verfügbare Kleidung, würde sicher weniger weggeworfen. Aber mit der Flut an Fast-Fashion-Secondhandware kommen schon jetzt täglich so viele Teile an, dass es immer wahrscheinlicher wird, dass ein Kleidungsstück unverkauft bleibt … was die Händler in eine wirtschaftlich kritische Lage bringt.
Und wenn es weggeworfen wird, was passiert dann mit diesem Kleidungsstück?
In Ghana gibt es zwar offizielle Deponien, aber die wurden von der Menge an ankommender Kleidung schnell überflutet. Aus Platzmangel wird der Überschuss an Kleidung verbrannt oder auf wilden Deponien unter freiem Himmel liegen gelassen.
In Accra hat sich die Größe der Deponie Old Fadama in 5 Jahren verdoppelt (Foto: Pouvoirs d'Afrique).
Achtlos liegen gelassene Kleidung kann außerdem vom Regen in einen Gully gespült werden, am Strand landen und sich zu zersetzen beginnen – mit dramatischen Folgen: Freisetzung von Mikroplastik, Auswirkungen auf das Leben im Meer, die Gesundheit der Bevölkerung, die Wirtschaft der Stadt …
Kleidung an den Stränden Ghanas, wie man sie in mehreren aktuellen TV-Reportagen sehen konnte (Foto: Hugo Clément).
Fassen wir die Lage zusammen:
billige Neuware überschwemmt die westlichen Länder,
ihr Wert ist zu gering für den lokalen Secondhand-Markt, also werden sie ins Ausland weiterverkauft,
es sind so viele, dass diese Kleidungsstücke in Afrika größtenteils unverkauft bleiben,
mangels Infrastruktur häufen sie sich am Ende in der Natur an.
Kleine Anmerkung: Es ist eher unwahrscheinlich, dass das T-Shirt aus dem französischen Sammelcontainer an einem Strand in Ghana landet – das Land bekommt vor allem Secondhand-Ware aus dem angelsächsischen Raum. Auch in den Ländern, in die Frankreich seine Secondhand-Kleidung exportiert, gibt es Probleme mit Textilverschmutzung (zum Beispiel in der Lagune von Cotonou), allerdings vermutlich in geringerem Ausmaß als in Ghana. Aber nichts schützt diese Länder davor, eines Tages von derselben Textilverschmutzung und derselben Wirtschaftskrise überrollt zu werden.
Wie lässt sich dieses System also ändern?
II. Die falschen guten Ideen, um die Secondhand-Branche zu retten
Bevor wir Wege erkunden, um dieses System wieder geradezurücken, schauen wir uns erst die falschen guten Ideen an: Sie lösen die Situation nicht, sondern riskieren sogar, sie zu verschlimmern … aber sie tauchen in der öffentlichen Debatte immer wieder auf.
A) Schlechte Idee Nummer 1: Den Secondhand-Export von heute auf morgen stoppen
Das ist oft die erste Idee, die einem beim Anblick dieser Textilmüllberge kommt: Es würde reichen, wenn die westlichen Länder aufhören würden, ihre Secondhand-Kleidung zu exportieren, oder wenn die afrikanischen Länder die Einfuhr dieser Waren verbieten würden. In Wirklichkeit ist das eine ganz schlechte Idee.
Erstens würde ein Exportstopp von heute auf morgen einen ganzen Wirtschaftszweig zerschlagen und damit Zehntausende Menschen in Afrika in den Ruin treiben.
Vor allem aber würde das ein weiteres Problem schaffen: "Wir sind uns zu 100 % sicher, dass die Secondhand-Exporte, würden sie morgen gestoppt, vollständig durch neue Fast Fashion ersetzt würden – was noch schlimmer wäre," behaupten Verantwortliche der NGO The Or Foundation. Auf dem Markt von Kantamanto, der historisch der Secondhand-Kleidung vorbehalten war, gibt es immer mehr Stände mit neuer Fast-Fashion-Ware. Eines der wenigen Dinge, die eine massive Flut neuer Low-Cost-Kleidung in Afrika heute noch verhindert, ist die Dominanz der Secondhand-Kleidung, die weiterhin günstiger bleibt.
Das heißt aber auch: Mittelfristig müssen wir tatsächlich weniger Kleidung ins Ausland exportieren und ihr zweites Leben besser im eigenen Land organisieren.
B) Schlechte Idee Nummer 2: Vor dem Export besser sortieren
Die Verschmutzung afrikanischer Strände durch Secondhand-Kleidung wird oft auf eine Frage "schlechter Sortierung" in Frankreich reduziert. Wie wir oben gesehen haben, liegt das Problem nicht darin, dass die exportierten Kleidungsstücke nicht ausreichend sortiert sind: Die Gründe, warum Ware auf afrikanischen Märkten aussortiert wird, sind so zahlreich und komplex, dass es unmöglich ist, "vor dem Export besser zu sortieren". Das eigentliche Problem ist, dass in der gesammelten Kleidung nicht mehr genug Wert steckt, um das Geschäftsmodell aller Akteure der Kette zu tragen.
Den Menschen, die die Kleidung sortieren, die Folgen des Fast-Fashion-Booms anzulasten, ist ungerecht … aber es lenkt die Aufmerksamkeit vom eigentlichen Ursprung des Problems ab. Wenn die Badewanne überläuft, denjenigen die Schuld zu geben, die aufwischen, ist eine Art, nicht hinzusehen, dass der Hahn voll aufgedreht ist.
C) Schlechte Idee Nummer 3: Alles recyceln
Auf den ersten Blick klingt das naheliegend: Warum nicht in Frankreich recyceln, statt zu exportieren, und aus unserer alten Kleidung neue machen?
Leider ist das Geschäftsmodell des Recyclings sehr kompliziert: Aus alter Kleidung recycelte Fasern sind in der Regel teurer und von schlechterer Qualität als gleichwertige Neuware – und die Recyclingindustrie bleibt fragil. Das zeigen die jüngsten Schwierigkeiten von Renewcell (dabei von H&M unterstützt), Carbios oder Soex. Ergebnis: Weltweit werden heute weniger als 1 % der alten Kleidungsstücke zu neuen verarbeitet.
Man kann zwar auf "Downcycling" ausweichen, also alte Kleidung zum Beispiel zu Putzlappen oder Dämmstoffen verarbeiten. Aber selbst dann ist es für lokale Downcycling-Betriebe nicht so einfach, Absatzmärkte zu finden: Ihre Lappen und Dämmstoffe können schnell teurer sein als gleichwertige Neuware, die am anderen Ende der Welt hergestellt wird. Damit ihr Geschäftsmodell trägt und sich weiterentwickeln kann, braucht es also Investitionen und Subventionen.
Das ist besser als nichts, und es ist entscheidend, solche Betriebe zu unterstützen. Aber wenn wir die Umweltbelastung durch Textilien senken wollen, darf dieses Downcycling nur eine Option sein für Kleidungsstücke, die zu beschädigt sind, um noch getragen zu werden. Wir sollten alles daransetzen, dass noch tragbare Kleidung weitergetragen statt zu Lappen verarbeitet wird. Und dafür gibt es nur eine Lösung: Fast Fashion bremsen, damit sie aufhört, der Secondhand-Kleidung Konkurrenz zu machen.
Um noch einmal die Badewannen-Metapher aufzugreifen: Alles auf Recycling zu setzen, wäre so, als würden wir unser Geld nur in Kläranlagen investieren, um das überlaufende Wasser zu behandeln … statt den Hahn zuzudrehen oder wenigstens den Durchfluss zu reduzieren. Wäre es nicht logischer, nur die Kleidungsstücke zu Lappen zu verarbeiten, die lange getragen wurden, bis sie völlig verschlissen sind?
Bis dahin ist es noch ein weiter Weg, aber unmöglich ist dieser Wandel keineswegs.
III. Anleitung für eine wirklich zirkuläre Textilwirtschaft
A) Dafür sorgen, dass das Geld der Kleidung folgt
Solange wir weiterhin so viel Kleidung nach Afrika schicken, lässt sich nicht verhindern, dass ein großer Teil davon zu Müll wird. Deshalb müsste man vor Ort Infrastruktur zur Entsorgung aufbauen: Recyclingfabriken, Deponien, funktionierende Kanalisation, Abwasseraufbereitung, Verbrennungsanlagen. Aber es gibt ein Geldproblem: Einerseits ist die lokale Bevölkerung von dieser Wirtschaft abhängig, andererseits sind die Staaten nicht reich genug, um den Müll zu entsorgen.
Dasselbe gilt für den Elektroschrott aus den westlichen Ländern, der in Ghana landet, aber auch in Indien, Pakistan, Vietnam … (Foto: Dokumentarfilm "Prêt à jeter" von Arte)
Der Geldmangel schafft auch kritische Sicherheitsprobleme. Im Januar 2025 brannte der Markt von Kantamanto vollständig nieder,weil ein wirksames System zur Brandprävention und -bekämpfung fehlte. Eine weitere Gefahr: Der Großteil der Waren wird von den kayayei transportiert – Frauen, die als "Kopfträgerinnen" durch die engen, überfüllten Gänge des Marktes huschen, mit bis zu 55 kg Last auf dem Kopf. Diese harte und gefährliche Arbeit könnte durch Wagentransport ersetzt werden … wenn genug Geld da wäre, um die Gänge zu verbreitern.
Es kommt auch zu Tragödien, wenn ein Ballen auf das Baby fällt, das die kayayei auf dem Rücken tragen (Foto: The OR Foundation).
Kurz gesagt, diese Länder brauchen Geld, um unsere Secondhand-Kleidung zu entsorgen. Und das trifft sich gut, denn es gibt bereits ein Instrument, das (theoretisch) die Finanzierung des Lebensendes von Kleidung ermöglicht: die EPR, die erweiterte Herstellerverantwortung.
Die EPR ist ein System, das Unternehmen für das Lebensende der Produkte verantwortlich macht, die sie verkaufen: im Grunde die Anwendung des Verursacherprinzips. Wenn eine Marke ein Kleidungsstück auf dem französischen Markt verkauft, muss sie ein paar Cent an eine "Öko-Organisation" zahlen: ReFashion. Mit dem eingenommenen Geld unterstützt diese Organisation die Sortierbetriebe finanziell, finanziert einen Reparaturbonus für Kleidung, die bei Schneidereien repariert wird, startet Aufklärungskampagnen für Verbraucher usw.
Das Problem: Die ausländischen Länder, die unsere alte Kleidung bekommen, sehen von diesem Geld keinen Cent, denn die Mittel werden ausschließlich im Inland ausgegeben.
Wenn wir aber schon von "erweiterter" Herstellerverantwortung sprechen, wäre es dann nicht normal, dass diejenigen, die den Großteil unseres Textilmülls entsorgen, Mittel bekommen, um die nötige Infrastruktur aufzubauen und zu verhindern, dass Kleidung in ihren Flüssen oder an ihren Stränden landet?
Eigentlich müsste man sicherstellen, dass das EPR-Geld der Kleidung folgt, wenn diese das französische Staatsgebiet verlässt. Diese "globale EPR", oder Global EPR, ist eine wiederkehrende Forderung von NGOs und Ländern, die von Secondhand-Kleidung abhängig sind.
B) Fast Fashion bremsen … und sie zur Kasse bitten
Gerechter gegenüber dem Ausland zu sein, ist wichtig. Aber vor allem wollen wir langfristig eine funktionierende Secondhand-Wirtschaft in Frankreich, ohne so viel Kleidung ans andere Ende der Welt zu schicken.
Um zu verstehen, wie das gelingen kann, müssen wir etwas zurückgehen. Warum musste überhaupt eine EPR-Regelung für Textilien geschaffen werden – also Marken dazu verpflichtet werden, für die Entsorgung ihrer Kleidung zu zahlen?
Historisch musste das zweite Leben von Kleidung nicht subventioniert werden: Als es noch wenig Kleidung gab und sie einen höheren Wert hatte, wurde sie repariert und bis zum Verschleiß getragen oder innerhalb der Familie weitergegeben. Und wenn sich die Reichen von ihrer Kleidung trennten, fand sich dafür leicht ein Käufer. Im Mittelalter war das die Aufgabe der Altkleiderhändler: Dieser Berufsstand kümmerte sich nicht nur um den Weiterverkauf der Kleidung, sondern auch um ihre Reparatur, Reinigung und Instandsetzung. Dieses Geschäft lief hervorragend : Im 19. Jahrhundert zählte der Markt Carreau du Temple in Paris mehr als 1.500 Altkleiderhändler.
Erst mit dem Aufkommen von Low-Cost- und Fast-Fashion-Marken in den 80er- und 90er-Jahren wurde das Geschäftsmodell des Secondhand-Sektors in Frankreich unmöglich. Deshalb musste 2008 die berühmte "EPR-Regelung" geschaffen werden: Der Staat verpflichtete die Marken, die Secondhand-Wirtschaft finanziell zu unterstützen.
Auf dem Papier ist das ein tolles System.
Aber der Haken ist: Alle Marken zahlen den gleichen Öko-Beitrag, unabhängig von ihrem Geschäftsmodell – : etwa 5 Cent pro Kleidungsstück –, eine Summe, die in den kommenden Jahren steigen wird, um neuen Bedarf zu decken. Das ist ungerecht: Die Fast-Fashion- und Low-Cost-Marken sind es, die die Rentabilität der Secondhand-Akteure zerstören, und sie sollten die Kosten tragen, indem sie höhere Öko-Beiträge zahlen. Das würde dem Verursacherprinzip entsprechen, auf dem das System aufgebaut wurde, und diese Marken dazu anregen, ihre Produktions- und Handelspraktiken zu überdenken.
Wie lässt sich das erreichen?
Erstens müsste man die Steuerung der EPR-Regelung überarbeiten. Wie wir oben gesehen haben, liegt ihre Verwaltung bei einer Öko-Organisation: Refashion. Ihr Pflichtenheft wird von den staatlichen Behörden festgelegt, aber in der Praxis wird sie finanziert, gesteuert und kontrolliert … von den Unternehmen, die die meiste Kleidung auf den Markt bringen. Unter diesen Bedingungen ist es unwahrscheinlich, dass Refashion von Low-Cost- und Fast-Fashion-Marken einen höheren Öko-Beitrag verlangt. Damit diese Öko-Organisation vorrangig im Interesse der Allgemeinheit handelt, müsste ihre Unabhängigkeit gestärkt werden, etwa durch die Schaffung einer unabhängigen Regulierungsinstanz, wie es dieser aktuelle Bericht der Generalinspektion der Finanzen empfiehlt.
Vor allem aber braucht es echten politischen Mut, um die Öko-Beiträge, die Fast Fashion zahlt, spürbar zu erhöhen … Und zum Glück beginnt sich das zu ändern. Insbesondere mit dem sogenannten "Anti-Fast-Fashion-Gesetz", das im März 2024 einstimmig von der Nationalversammlung verabschiedet wurde – mit einem Bonus-Malus-System in der EPR-Regelung von bis zu 10 € pro Kleidungsstück.
Dabei könnte das Lebensende unserer Kleidung viel verantwortungsvoller aussehen, gäbe es keine (oder viel weniger) Fast Fashion und Low-Cost mehr. Hätte unsere Kleidung wieder einen Wert, würden wir wieder lernen, sie zu pflegen und (reparieren zu lassen): Wir würden verblasste Shorts neu färben, gerissene Nähte unserer Pullover vernähen, hübsche Stickereien machen, um Löcher in unseren Sweatshirts zu verdecken …
Wenn sie einmal völlig verschlissen sind, würde unsere Kleidung zu Lappen, Dämmstoffen oder Kissenfüllungen verarbeitet. Und würden wir uns von ihr trennen, solange sie noch in gutem Zustand ist, ließe sie sich leicht in lokalen Secondhand-Läden verkaufen, weil sie genug Wert hätte, um alle Akteure der Kette zu ernähren: Sammler, Reparateure und Händler.
Kurz gesagt, das wäre eine Wirtschaft, die Abfall reduziert, Arbeitsplätze in den Regionen schafft, Wohlstand für alle Glieder der Kette, Know-how und Souveränität … das ist doch eine ziemlich erfreuliche Zukunftsvision, oder?
P.S.: Wir brauchen dich
Frankreich arbeitet gerade an einer Methode zur Umweltkennzeichnung von Textilien, die ein großes Verdienst hat: Sie bestraft Kaufanreize für Fast Fashion und fördert verantwortungsvollere Handelspraktiken. Es besteht jedoch das Risiko, dass Europa den Text ablehnt und eine weniger vorteilhafte Methode durchsetzt. Hilf uns, die französische Methode zu unterstützen, indem du diese Online-Petition unterschreibst !
Anmerkungen
1 In manchen Fällen wird gesammelte Kleidung unsortiert ins Ausland exportiert: Man spricht dann von Rohexport. Die wichtigsten Exportländer Frankreichs sind der Reihe nach: Tunesien / Belgien / Emirate / Pakistan (Quelle). Dort wird die Secondhand-Kleidung sortiert und klassifiziert: Die "Crème" wird nach Frankreich (oder in andere westliche Länder) reimportiert, um in Secondhand-Läden vom Typ Kiloshop verkauft zu werden. Warum also dieses Hin und Her? Es ist (wie so oft) eine Frage des Geldes: In Pakistan sind die Arbeitskräfte viel günstiger. Letztlich verlagert der Rohexport den Sortierschritt in Billiglohnländer. Und von dieser Art Unternehmen gibt es eine ganze Menge: Sie sind für fast die Hälfte der französischen Kleidungsexporte verantwortlich (Quelle: Refashion-Bericht 2022: "Fast die Hälfte dieser Ströme wird von Refashion nicht erfasst, da sie von nicht angeschlossenen Akteuren exportiert werden"). Um mehr zu erfahren, schau dir die Dokumentation Very Bad Fripes.
2 Zur Präzisierung: Secondhand-Kleidung wird manchmal zunächst in Zentren anderer Länder wie Belgien oder Pakistan sortiert, die sie dann nach Afrika weiterschicken. Am Ende landen aber mehr als 50 % der französischen Exporte in Afrika. Quelle: Aufbereitung der Zolldaten.
3 Analyse auf Basis von Welthandelsstatistiken (Quelle).
1. Der (miserable) Zustand der Bekleidungsindustrie in Frankreich
Wenn du etwa hundert Kleidungsstücke besitzt, solltest du ungefähr … drei Etiketten zählen. Vielleicht ein, zwei Paar Socken, dazu noch ein Unterhemd oder einen Pullover. Und ja: Nur 3 % der in Frankreich verkauften Kleidung wird auch dort hergestellt1.
Mit anderen Worten: Die Bekleidungsindustrie in Frankreich, die uns im Alltag einkleidet, ist heute fast vollständig verschwunden2.
Trotzdem liest man das nicht wirklich so in der Presse. Manchmal ist von einer "Renaissance der Textilindustrie" die Rede, die angeblich mehr als 100.000 Arbeitsplätze zählt3 (eine Zahl, die sogar steigen soll4), bei Bekleidungsexporten, die auf über 14 Milliarden Euro gestiegen seien5… Leider sind diese Zahlen irreführend.
Schaut man genauer hin, umfassen diese 100.000 Arbeitsplätze die Beschäftigten aller Unternehmen, deren "Haupttätigkeiten" "Textilherstellung, Konfektion, Leder und Schuhe" sind. Aber wie viele dieser Unternehmen stellen tatsächlich die Kleidung her, die wir im Alltag tragen? Nun, nicht besonders viele. So schlüsseln sich die 109.000 Arbeitsplätze der Branche Bekleidung, Textil und Leder auf6 :
Wir haben also:
42.000 Arbeitsplätze in der Lederindustrie, die hauptsächlich für den beobachteten Beschäftigungsanstieg verantwortlich ist (+14.000 Arbeitsplätze seit 20067). Doch diese Unternehmen stellen so gut wie keine Kleidung her: Etwas zugespitzt gesagt, produzieren sie eher Luxushandtaschen, was für die alltägliche Bekleidung nicht besonders praktisch ist8.
36.000 Arbeitsplätze in der eigentlichen Textilindustrie, also der Stoffherstellung (Spinnerei, Weberei usw.). Diese Branche ist jedoch größtenteils (zu zwei Dritteln9) auf technische Textilien ausgerichtet (Autositzbezüge, Arbeitskleidung, Stoffe für Möbel oder den medizinischen Bereich), aber auch auf Möbelstoffe oder Haushaltswäsche. Dieses Ökosystem rund um technische Textilien ist glücklicherweise recht dynamisch in Frankreich, stellt aber so gut wie keine Kleidung her.
31.000 Arbeitsplätze in der Bekleidungskonfektion. Schaut man sich das genauer an, sind die größten in dieser Kategorie erfassten Unternehmen (hier oder da) tatsächlich Auftraggeber, die den Großteil ihrer Kleidung im Ausland fertigen lassen: Das sind keine Stellen für Schneiderinnen & Schneider, sondern im Wesentlichen für Verwaltungsangestellte und Einkäufer – mit einer lokalen Industrie hat das also nichts zu tun. Der Rest sind vor allem Konfektionsateliers, die für die Luxusindustrie fertigen (die bis zu 90 % ihrer Kunden ausmacht). Von diesen 31.000 Beschäftigten stellen also nur sehr wenige tatsächlich Kleidung her …
Tatsächlich sind von diesen 109.000 Arbeitsplätzen nur ein paar Tausend (wahrscheinlich nicht mehr als 10.00010) wirklich dafür da, Frankreich im Alltag einzukleiden.
Lässt man die Konfektionsateliers weg, die heute vor allem für den Luxus arbeiten, bleiben in Frankreich nur noch etwa fünfzig kleine Fabriken übrig, die wirklich Kleidung herstellen: ein paar Spinnereien, Webereien, Strickereien oder Färbereien in Nischensegmenten (wir haben dazu eine Liste erstellt, in diesem Dokument– zögere nicht, welche zu ergänzen, wenn du weitere kennst). Zum Vergleich: Bangladesch zählt über 8.000 Fabriken, die auf Bekleidung spezialisiert sind11, also fast 200-mal so viele …
Und genau diese Fabriken sieht man immer wieder in Fernsehreportagen, um zu zeigen, dass man in Frankreich noch Kleidung herstellen kann. Sie tragen oft zu Recht das Label "Entreprise du Patrimoine Vivant" (lebendiges Kulturerbe): Sie bewahren ein Know-how, das von Tag zu Tag verschwindet. Aber wie lange noch? Viele von ihnen stecken heute in großen Schwierigkeiten, wie Velcorex in den Vogesen, im Osten Frankreichs, oder Lemahieu im Norden Frankreichs12.
Und diese 14 Milliarden Euro an Bekleidungsexporten, die in den Medien manchmal erwähnt werden – woher kommen die eigentlich? Ein Teil geht auf den Luxussektor zurück, aber ansonsten handelt es sich vor allem um Re-Exporte: Große französische Marken (Kiabi, Décathlon usw.) lagern im Ausland hergestellte Kleidung in ihren französischen Lagern und verschicken sie dann in ihre Filialen im Ausland, um sie dort zu verkaufen. Wie das INSEE präzisiert13, stammen 75 % der französischen Textilexporte aus Importen.
Mit anderen Worten: Die französische Alltagsbekleidungsindustrie ist fast vollständig verschwunden … und viele der verbliebenen Fabriken stecken in großen Schwierigkeiten. Kurz gesagt, wir haben eine Industrie fast vollständig ausgelagert, die eigentlich ein ziemlich grundlegendes Bedürfnis der Bevölkerung deckt: sich zu kleiden.
Warum haben wir unsere Industrie verloren? Vor allem, weil ein Kleidungsstück … weich ist.
2. Warum Frankreich keine Bekleidungsindustrie mehr hat
Die Textilindustrie stellt weiche, biegsame Objekte her, und das ändert alles. Warum? Weil sich bei weichem Material die menschliche Hand bislang nicht durch einen Roboter ersetzen lässt.
Kurz zur Erinnerung: Um einen Stoff oder ein Kleidungsstück herzustellen, sind mehrere Arbeitsschritte nötig:
All diese Schritte laufen natürlich über Maschinen. Aber beim letzten Schritt, der Konfektion, wird die Maschine am … bescheidensten:
Die größte Maschine in einem Konfektionsatelier … ist die Nähmaschine.Bildnachweis Rio Lecatompessy
Ja, es ist die Nähmaschine, und sie braucht eine geschickte Näherin oder einen geschickten Näher, um zu laufen. Im Gegensatz zu starren Materialien wie Metall oder Kunststoff, die Roboter greifen und bewegen können, können nur Menschen Stoffe zusammenfügen und vernähen. Nicht, dass man es nicht versucht hätte, das zu automatisieren: Die Geschichte ist voll von gescheiterten Versuchen, Roboter zu bauen, die die Konfektion anstelle von Menschen übernehmen. Sogar der japanische Staat hat in den 80er-Jahren mehr als 100 Millionen Dollar investiert14. Selbst die DARPA (die amerikanische Forschungsagentur des Verteidigungsministeriums) hat in Robotik-Startups investiert, die T-Shirts nähen sollten15. Doch jedes Mal sind diese Versuche gescheitert.
Es gibt keine Alternative: Um ein Kleidungsstück herzustellen, braucht es menschliche Arbeit, besonders bei der Konfektion. Ein T-Shirt zu nähen dauert zum Beispiel 5 Minuten. Bei einer Jeans ist es fast unmöglich, unter 15 Minuten zu kommen16. Kleidung war damit der perfekte Kandidat für die Auslagerung: Sie ist leicht zu transportieren, nicht verderblich, und da sie viel Handarbeit braucht, gab es einen riesigen Wettbewerbsvorteil dabei, die Produktion in Länder mit sehr niedrigen Löhnen zu verlagern.
Ab den 60er- und 70er-Jahren, sobald Frachtschiffe den Warentransport günstig genug machten, war der Textilsektor also einer der Ersten, die ihre Produktion verlagerten. Ein Trend, den man in den meisten westlichen Ländern beobachten kann.
Entwicklung der Beschäftigung im Textil- und Bekleidungssektor zwischen 1970 und 2000, in mehreren westlichen Ländern17.
Der Todesstoß: 2005 (das ist noch gar nicht so lange her!) liefen die Multifaserabkommen aus – diese Regelung hatte Bekleidungsimporte gedeckelt, um die Industrien der westlichen Länder zu schützen. Die Importe aus Asien schossen daraufhin in die Höhe18, und angesichts dieser Konkurrenz zerbrach das, was von der französischen Textilindustrie noch übrig war.
Sogar TF1 berichtete 2005 in seinen Abendnachrichten darüber – das sagt schon einiges!
Und die Folgen sind gravierender, als man denken könnte.
3. Die Folgen des Verschwindens der Bekleidungsindustrie
Bevor wir über die Folgen für Frankreich sprechen, sei an eine Selbstverständlichkeit erinnert: Das Problem der Verlagerungen betrifft zuallererst die Länder, in die wir verlagern.
Beschönigend spricht man von der Fertigung in "Billiglohnländern", aber man sollte sich genau ansehen, was das bedeutet: Die Unternehmen haben ihre Produktion in Länder verlagert, in denen die Löhne bei Weitem nicht für ein würdiges Leben reichen. In Bangladesch zum Beispiel erreicht der monatliche Mindestlohn trotz einer 60-Stunden-Woche nur 38 % des Existenzlohns19, also dem Einkommen, das nötig ist, um alle Grundbedürfnisse zu decken. Ganz konkret heißt das: Lässt man dort ein T-Shirt herstellen, können die Arbeiter und Arbeiterinnen trotz enormer Arbeitszeiten keine anständige Wohnung haben, sich nicht satt essen oder die Schule ihrer Kinder bezahlen. Es ist eine Arbeit, die nur zum Überleben reicht, nicht zum Leben. Die Arbeitsbedingungen sind dort so katastrophal, dass sich die Bevölkerung kürzlich sogar aufgelehnt hat – Proteste, die von der Regierung gewaltsam niedergeschlagen wurden20.
Ganz zu schweigen davon, dass wir mit der Produktion auch die Umweltverschmutzung ausgelagert haben – und sie sogar noch erhöht haben, denn die Umweltstandards sind in diesen Ländern oft niedriger und werden weniger durchgesetzt als bei uns. Mehrere Skandale haben das in den letzten Jahren in Erinnerung gerufen: Flüsse, die durch Färbereien verschmutzt wurden21, die Freisetzung hormonell wirksamer Chemikalien in die Umwelt22, zu hohe Bleiwerte in Kleidungsstücken23, um nur einige zu nennen.
Das ist vielleicht das Hauptproblem dieser Verlagerung: Sie schadet den Menschen und der Umwelt in den Ländern, die jetzt produzieren. Und weil das nicht bei uns passiert, fühlen wir uns beim Kleiderkauf nicht wirklich betroffen. Aus den Augen, aus dem Sinn.
Das vorausgeschickt, sprechen wir jetzt – auch wenn es etwas selbstbezogen ist – über die Folgen für Frankreich.
A – Die sozialen Probleme: Arbeitslosigkeit, aber nicht nur
Anders als Dienstleistungsunternehmen, die sich in Großstädten konzentrieren, brauchen Fabriken Platz und niedrigere Mieten. Sie schaffen also eher Arbeitsplätze in ländlichen Gebieten, in kleinen und mittleren Städten. Bis in die 70er- und 80er-Jahre hinein waren die französischen Regionen so mit Fabriken übersät, die auf unterschiedliche Handwerkskünste spezialisiert waren : Spinnereien im Département Nord, Wirkwaren in der Aube, Weberei in den Vogesen …
Karte von 1956 mit den verschiedenen Textilregionen Frankreichs (als die Franzosen noch Hüte und Morgenmäntel trugen – aber wahrscheinlich nicht gleichzeitig).
Als die Fabriken schlossen, verschwanden die Arbeitsplätze und kamen nicht zurück: In den meisten ehemaligen Textilindustriegebieten (außer der Region um Lyon und Roanne) liegt die Arbeitslosenquote bis heute höher als im Rest Frankreichs24. Zumal mit den Fabriken auch die Bäckereien, Cafés, Postämter – kurz, ein guter Teil der lokalen Wirtschaft – dichtgemacht haben.
Roubaix, einst "Stadt der tausend Schornsteine" und ehemalige Hauptstadt der französischen Textilindustrie, hat heute eine Arbeitslosenquote von fast 30 %25
Aber es geht nicht nur um Arbeitslosigkeit: Es geht auch um die Prekarisierung der Arbeitsplätze. Die Arbeitsbedingungen in den Textilfabriken waren oft hart, aber sie boten relativ stabile Stellen (unbefristete Verträge eben) und manchmal Karriereperspektiven – von den Sozialleistungen bestimmter Formen des industriellen Paternalismus ganz zu schweigen26 (Bildung, Wohnraum, medizinische Versorgung …). Die Berufe, die es heute in diesen ehemaligen Industriegebieten gibt, haben sich stark verändert, mit oft kürzeren und prekäreren Verträgen27. Industriearbeitsplätze wurden durch Dienstleistungsjobs ersetzt, die weniger angesehen, schlechter bezahlt und oft mit prekären Arbeitsbedingungen verbunden sind. So lässt sich zum Beispiel im Norden und Osten Frankreichs eine starke Zunahme von Logistik- und Transportberufen beobachten 28 (etwas zugespitzt: Statt Dinge in Frankreich herzustellen, lagert und liefert man die, die aus dem Ausland kommen), mit niedrigen Löhnen, einem hohen Anteil an Zeitarbeit und Soloselbstständigkeit, Schichtarbeit für die Fahrer und Fahrerinnen … Und wie in vielen ländlichen Gebieten mit alternder Bevölkerung arbeiten auch hier immer mehr Menschen in der Pflege und in der Betreuung, unter sehr schwierigen Arbeitsbedingungen (zersplitterte Arbeitszeiten, sehr niedrige Löhne …)29.
Und über diese Prekarisierung hinaus gibt es auch den Verlust des sozialen Status. In den Fabriken konnte man echtes, wertgeschätztes technisches Know-how entwickeln30. Die Berufe gaben echten Stolz und einen Platz in der lokalen Gesellschaft, zumal die hergestellten Kleidungsstücke und Stoffe greifbare, für alle sichtbare Objekte waren. Und das alles in einem lokalen Leben, das reich und geprägt war von den Fabriken vor Ort: ein dichtes Netz an Kneipen und Cafés, Arbeitersportvereinen, von Gewerkschaften gegründeten Volksbildungsvereinen und so weiter. Benoît Coquard, ein Soziologe, der eine lange Studie durchgeführt hat31 – und zwar in der Region Grand Est, wo zahlreiche Textilfabriken geschlossen haben –, liefert dafür ein gutes Beispiel: "Die industrielle Tätigkeit [...] bot eine Möglichkeit, gemeinsame Zugehörigkeiten zu pflegen, auf die man "stolz" sein konnte. Man war aus diesem oder jenem Dorf, es gab Cafés und Kneipen, Vereine, eine Fabrik gleich um die Ecke." Die Berufe in Pflege, Betreuung oder Logistik sind trotz ihrer entscheidenden Rolle heute sozial weniger angesehen: Sie sind weniger sichtbar und verschaffen nicht mehr denselben Platz in der lokalen Gesellschaft. All diese Schwierigkeiten haben letztlich zu Spaltungen innerhalb dieser Gebiete geführt: Menschen ohne Arbeit oder mit einer Aneinanderreihung von Gelegenheitsjobs werden stark stigmatisiert. Benoît Coquard nennt das Beispiel der Dorf-Fußballmannschaft, die zu einem Auswärtsspiel fährt und als "das Kaff der Hartzer" bezeichnet wird.
Neben den sozialen Folgen gibt es auch die ökologische Seite. Weiter oben ging es um lokale Umweltverschmutzung wie Einleitungen in Flüsse oder die Freisetzung hormonell wirksamer Chemikalien – dabei würde man eine Form der Verschmutzung vergessen, die keine Grenzen kennt: Treibhausgase.
B – Die ökologischen Probleme: das CO2 nicht vergessen
Ein im Ausland hergestelltes Kleidungsstück verursacht oft deutlich mehr CO2 als eines aus Frankreich, denn die Energie, die die Maschinen in Billiglohnländern antreibt, verursacht in der Regel viel mehr Treibhausgase als in Frankreich und Europa. Ein in China hergestelltes Kleidungsstück zum Beispiel, wo der Strom hauptsächlich aus Kohlekraftwerken kommt, verursacht doppelt so viele Treibhausgase wie dasselbe Kleidungsstück aus Frankreich32.
Aber vor allem gibt es über die Verschmutzung pro Kleidungsstück hinaus das Problem der steigenden Zahl hergestellter Kleidungsstücke. "Dank" der Verlagerungen sind die Preise für Kleidung gesunken, und der Kleidungskonsum in Frankreich hat sich seit Anfang der 80er-Jahre mehr als verdoppelt33 und liegt heute bei 40 gekauften Kleidungsstücken pro Französin oder Franzose und Jahr34.
Entwicklung des Preisindex für Kleidung (in den USA): Innerhalb einer Generation haben sich die relativen Preise für Kleidung (im Vergleich zu anderen Gütern) gedrittelt – das erklärt den Anstieg ihres Konsums35.
Doch produzieren heißt verschmutzen: Die Treibhausgasemissionen der Textilindustrie sind in etwa im gleichen Tempo gestiegen wie die Produktionsmengen. Dieser Anstieg der Zahl produzierter Kleidungsstücke ist der Hauptgrund dafür, dass es der Textilindustrie nicht gelingt, ihre Treibhausgasemissionen zu senken.
Okay, gut, die Deindustrialisierung der Textilbranche war aus sozialer und ökologischer Sicht katastrophal – aber sie hat doch wenigstens unserer Wirtschaft gutgetan, oder?
Man könnte sich damit zufriedengeben, eine nicht besonders strategische Industrie ausgelagert zu haben. Anders als etwa die Lebensmittel- oder die Pharmaindustrie ist die Textilindustrie nicht wirklich essenziell. Wenn wir uns nicht mehr ernähren können, sterben wir. Wenn wir uns nicht mehr medizinisch versorgen können, sterben wir auch. Im Ernstfall dagegen haben wir genug Kleidung in unseren Schränken, um jahrelang zu überleben – zumal wir sie immer noch reparieren könnten36. Sicher, der Maskenmangel während der Covid-19-Pandemie hat den Textilfabriken einen Anschein strategischer Bedeutung verliehen. Aber generell gilt, wie dieser Bericht des Haut-Commissariat au Plan (der französischen Planungsbehörde) in Erinnerung ruft: Modeprodukte sind nicht lebenswichtig.
Aber tatsächlich: Auch wenn Kleidung an sich nicht strategisch ist, wird das Handelsdefizit, das sie erzeugt, am Ende doch strategisch relevant.
C – Die Probleme für unsere Wirtschaft: das Defizit und die damit verbundenen Risiken
2023 wurde so viel Kleidung aus dem Ausland importiert, dass die Textil- und Bekleidungsbranche ein Handelsdefizit von über 10 Milliarden Euro für Frankreich erzeugt hat – fast 20 % des gesamten Defizits des Landes ohne Energie37.
Blickt man zurück, sieht das Bild noch düsterer aus, denn der Textilsektor schreibt schon sehr lange Defizite: Seit 1993 hat Frankreich allein wegen der Bekleidungsbranche ein Handelsdefizit von über 240 Milliarden Euro angehäuft38…
Und diese wiederkehrenden Handelsdefizite bleiben nicht ohne Folgen: Um sie zu finanzieren, muss sich Frankreich verschulden. Und mit der Zeit kommt da ganz schön viel Geld zusammen. 2023 lag unsere Nettoverschuldung gegenüber dem Rest der Welt bei 793 Milliarden Euro39 : Steigt sie weiter, könnte das Solvenzrisiken für Frankreich bergen und eine schwere Finanzkrise auslösen40 (wir nähern uns übrigens der Alarmschwelle von 35 % des BIP, die im Rahmen des europäischen Verfahrens bei makroökonomischen Ungleichgewichten definiert ist). Mit seinen seit 1993 angehäuften 240 Milliarden Euro Defizit trägt die Bekleidungsbranche eine historische Verantwortung für fast ein Drittel dieser Schulden. Kleidung ist also an sich kein "lebenswichtiges" oder "strategisches" Produkt, aber das Fehlen einer Bekleidungsindustrie in Frankreich erzeugt eine Verschuldung, die unsere Wirtschaft langfristig bedroht.
Okay, wir haben's verstanden: Das Verschwinden der Textilindustrie hat jede Menge soziale, ökologische und wirtschaftliche Verwerfungen verursacht … Aber heißt das im Umkehrschluss, dass die Lösung darin besteht, sie nach Frankreich zurückzuholen?
Schließlich muss die Handelsbilanz nicht Posten für Posten ausgeglichen sein. Man könnte stattdessen andere Wirtschaftssektoren "mit höherer Wertschöpfung" reindustrialisieren und den Textilsektor, der grundsätzlich arbeitsintensiver ist, den "Billiglohnländern" überlassen.
Man könnte sich sagen, dass wir im Grunde Rafale-Kampfjets exportieren und H&M-T-Shirts importieren. Ein Berater von Bruno Le Maire (dem damaligen französischen Wirtschaftsminister) sagte übrigens, "die industrielle Zukunft liege nicht im Fummel, sondern im Aufstieg ins Premiumsegment"41 42.
Müssen wir uns also damit abfinden, dass unsere Textilindustrie endgültig zum Untergang verurteilt ist?
4. Sollten wir die Herstellung unserer Kleidung nach Frankreich zurückholen?
Um diese Frage zu beantworten, müssen wir zu den Grundlagen der Industrie zurückkehren: den Maschinen. Weiter oben war von Nähmaschinen die Rede, die viel Handarbeit erfordern. Aber das gilt nur für den letzten Schritt der Kleidungsherstellung. Für die vorgelagerten Schritte nutzt die Textilindustrie viel imposantere Maschinen. Zum Beispiel:
Eine Rundstrickmaschine, um deine T-Shirts zu stricken.
Eine Sanforisiermaschine, um Stoffe zu stabilisieren.
Eine Spinnmaschine, um Baumwollgarne herzustellen (eine Schweizer Maschine – die können echt was) (außer im Fußball).
Und Jahr für Jahr werden diese Maschinen immer ausgefeilter. Das Ergebnis: In den vorgelagerten Schritten der Kleidungsherstellung machen die Arbeitskosten im Vergleich zu den Kosten für Rohstoffe, Maschinen und die Energie, die sie antreibt, gar nicht mehr so viel aus.
Heute sind die Kostenunterschiede zwischen westlichen Ländern und Billiglohnländern theoretisch gar nicht mehr so gewaltig. In einer Studie aus dem Jahr 201843hat der Verband der Textilmaschinenhersteller den theoretischen Kostenunterschied für einen Stoff zwischen verschiedenen Ländern berechnet – unter der Annahme, dass die Fabriken über die neuesten Maschinen verfügen. Unter diesen Bedingungen würde ein Meter Stoff aus China heute nur 24 % weniger kosten als aus Italien. Denn selbst in Italien, wo Arbeit teuer ist, würde sie nur einen kleinen Teil der Gesamtkosten ausmachen:
Vergleich der theoretischen Herstellungskosten für einen Stoff (ohne Gemeinkosten) im Jahr 2018: Ja, die Herstellung in Italien oder Korea ist teurer – aber nicht so viel teurer …
In Zukunft wird sich dieser Abstand durch die stetige Verbesserung der Maschinen, steigende Energiekosten und steigende Arbeitskosten in manchen Schwellenländern nur noch weiter verringern.
Unter diesen Bedingungen unterscheidet sich die Textilindustrie heute gar nicht mehr so sehr von anderen Branchen wie der Chemie-, Automobil- oder Luftfahrtindustrie: Die Arbeitskosten machen einen Teil der Kosten aus, aber nicht den Hauptteil. Mit den besten Maschinen an jedem Schritt der Fertigung ließe sich die geringere "Preiswettbewerbsfähigkeit" westlicher Länder also durch eine bessere "Wettbewerbsfähigkeit jenseits des Preises" ausgleichen: zum Beispiel durch bessere Qualität, schnellere Reaktionsfähigkeit, größere geografische Nähe oder bessere Marktkenntnis. Genau das ist Italien übrigens gelungen, das immer noch über eine sehr solide Textilindustrie in der Herstellung von Bekleidungsstoffen verfügt.
Sicher, es gibt immer noch den letzten Schritt der Konfektion, der viel Handarbeit erfordert (erinnere dich, das ist der mit den Nähmaschinen) und weiterhin große Unterschiede bei der Preiswettbewerbsfähigkeit erzeugen kann. Zum Beispiel dauert das Nähen von Hemden oder Hosen so lange, dass es in Frankreich sehr schwer ist, auf akzeptable Kosten zu kommen44. Aber nicht jedes Kleidungsstück braucht so viel Konfektionszeit: Pullover, Socken oder sogar T-Shirts lassen sich zum Beispiel lokal herstellen, ohne dass die Kosten deswegen explodieren. Und vor allem ist es durchaus denkbar, Stoffe für den Konfektionsschritt ins Ausland zu schicken, wie es manche Marken zum Beispiel schon in Portugal tun (genau das machen wir bei Loom für unsere Chinos zum Beispiel). Aus ökologischer Sicht ergibt das Sinn: Die Maschinen der vorgelagerten Fertigungsschritte verbrauchen am meisten Energie. Stoffe in Frankreich oder Europa herzustellen, mit weniger kohlenstoffintensiver Energie, hilft dabei, die Treibhausgasemissionen der Textilindustrie zu senken.
Kurz gesagt: Mit Verlaub an diesen Berater von Bruno Le Maire, aber die Vorstellung, Textil sei eine Industrie von gestern, die verschwinden müsse, und man solle sich nur noch "hochstufen", um Raketen oder Halbleiter zu bauen, ist eher keine gute Idee. Uns wird seit Jahrzehnten erzählt, die französische Industrie müsse sich auf Hochtechnologie spezialisieren, um es zu schaffen: Man muss feststellen, dass das eine wenig erfolgreiche Strategie war. Es ist wohl illusorisch, sich auf Industrien "mit hoher Wertschöpfung" spezialisieren zu wollen, wenn einem die grundlegenden Kompetenzen und eine übergreifende industrielle Kultur fehlen. Und ist es nicht auch etwas naiv zu glauben, dass sich Schwellenländer damit zufriedengeben, nur Billigware herzustellen? China und Indien beweisen gerade, dass sie auch bei den höchsten Technologien erfolgreich sein können (zum Beispiel Luft- und Raumfahrt oder Elektrofahrzeuge in China, Raumfahrt oder Halbleiter in Indien).
Tatsächlich muss Frankreich auch bei Massenprodukten wieder eine Industrie aufbauen (nicht nur bei Luxusprodukten), indem es ausreichend in Automatisierung und Robotik investiert. Das kann in der Lebensmittelindustrie oder der Automobilbranche sein, aber auch in der Textilindustrie: Ob bei technischen Textilien oder bei den vorgelagerten Schritten der Kleidungsherstellung – das ist machbar. Genau das kann helfen, unser Handelsdefizit zu senken: Statt sich nur "hochzustufen" und Güter ins Ausland zu verkaufen (wie Flugzeuge oder Handtaschen), kann man auch das, was man selbst konsumiert, lokal herstellen.
Aber wie macht man das dann?
Um dem Textilsektor eine neue Chance zu geben, braucht es vor allem faire Spielregeln. Wir erklären dir, warum.
5. Wie geben wir der Textilindustrie eine neue Chance?
In den zahlreichen Artikeln und Berichten über die Reindustrialisierung Frankreichs liest man oft dasselbe: Man müsse "die Hürden des bürokratischen Wasserkopfs" beseitigen45, "die Produktionssteuern senken"46, "öffentliche Aufträge gezielt lenken"47...
Das stimmt alles zum Teil. Aber bei Textilien darf man den Elefanten im Raum nicht vergessen: Bekleidungsfabriken in China oder Bangladesch produzieren zu sehr niedrigen Preisen, weil dort erstens Hungerlöhne gezahlt werden, zweitens die Umweltstandards weniger streng sind oder gar fehlen, und drittens die Fabriken mit billiger, extrem kohlenstoffintensiver Energie laufen (zum Beispiel russisches Gas in China oder Bangladesch). All das verzerrt den weiter oben gezeigten Ländervergleich der Produktionskosten: Selbst wenn französische Fabriken mit den modernsten Maschinen laufen, sind die Unterschiede bei sozialen und ökologischen Standards so groß, dass der Kostenabstand zu hoch bleibt.
Kurz gesagt: Es gibt eine "Prämie fürs Falschmachen", einen Wettbewerbsvorteil dafür, es schlecht zu machen.
Die Prämie fürs Falschmachen: eine Illustration.
Wenn wir eines Tages wieder eine Textilindustrie in Frankreich sehen wollen, müssen wir also zuerst die Bedingungen für einen fairen Wettbewerb mit anderen Ländern wiederherstellen. Im Idealfall würden Billiglohnländer soziale und ökologische Standards einführen, die ebenso ambitioniert sind wie unsere (oder sogar besser!) – aber das dürfte sehr, sehr lange dauern … Bis dahin müssen Importe von Kleidung, die in sozial und ökologisch schlechter aufgestellten Ländern hergestellt wird, bestraft – oder sogar verboten – werden.
Das ist auch eine der Schlussfolgerungen des aktuellen Berichts zur Reindustrialisierung, den Bruno Le Maire beim Industrieexperten Olivier Lluansi in Auftrag gegeben hat: "Unsere Industrie [...] leidet unter einem erheblichen Wettbewerbsdefizit. Nicht aus eigenem Verschulden, sondern wegen eines unlauteren Wettbewerbs mit den anderen Kontinentalmächten, Nordamerika oder Asien. Diese Situation allein durch Kostensenkung zu lösen würde bedeuten, unser Sozialmodell oder unsere ökologischen Ambitionen – oder beides – aufzugeben. Das ist nicht hinnehmbar. Um zu einem fairen Wettbewerb zurückzufinden und dabei zu unseren Werten zu stehen, müssen wir gerechte Regeln im internationalen Handel wieder einführen."
Was würde das konkret, in Sachen Regulierung, bedeuten? Es ist noch alles offen, aber hier schon einmal ein paar Beispiele:
Den Geltungsbereich des französischen Sorgfaltspflichtgesetzes (loi sur le devoir de vigilance) erweitern, das multinationale Konzerne finanziell bestraft, die Menschenrechte und Umwelt verletzen. Gestützt auf dieses Gesetz haben NGOs in Frankreich Klage gegen bestimmte Marken eingereicht, die Baumwolle verwendeten, die von Uigurinnen und Uiguren unter sklavereiähnlichen Bedingungen geerntet wurde. Sollte man den Geltungsbereich dieses Gesetzes nicht erweitern, um Marken ins Visier zu nehmen, die in Fabriken produzieren, deren gezahlte Löhne zu weit vom Existenzlohn entfernt sind?
Strengere Zugangsnormen zum europäischen Markt als heute. Die REACH-Verordnung erlaubt es bereits, die Einfuhr von Kleidung zu verbieten, die bestimmte chemische Substanzen enthält. Aber könnte man diese Normen nicht erweitern und das Inverkehrbringen von Kleidung auf dem europäischen Markt verbieten, deren Herstellung am stärksten umweltschädlich (oder am stärksten "ausbeuterisch") ist? Das ist das Ziel von der künftigen europäischen ESPR-Verordnung zur Ökodesign-Anforderung für Produkte– vorausgesetzt, sie ist ambitioniert genug …
Ein "Bonus-Malus-System", das auf dem Abstand zwischen Mindestlohn und Existenzlohn basiert – eine Art "sozialer Grenzausgleichsmechanismus". Beispiel: Produziert eine Marke in einer Fabrik, in der der Lohn nur 30 % des Existenzlohns entspricht, müsste die Marke einen Malus zahlen, um die restlichen 70 % auszugleichen. Dieser Malus würde an Marken ausgeschüttet, die in sozial besser aufgestellten Fabriken produzieren. Das würde der Erpressung durch Marken, mit der Löhne niedrig gehalten werden, ein Ende setzen.
Ein ökologisches "Bonus-Malus-System", um die am wenigsten verantwortungsvoll hergestellte Kleidung finanziell zu bestrafen und die ökologischste Kleidung zu begünstigen, basierend auf der Umweltkennzeichnung von Kleidung (die die Auswirkungen von Kleidungsstücken in Bezug auf CO2-Emissionen, Toxizität, Wasserverschmutzung usw. bewertet). Aber weißt du was? Dieses Gesetz gibt es schon, und es wurde im vergangenen März sogar einstimmig in der Nationalversammlung verabschiedet! Das Problem: Um endgültig verabschiedet zu werden, musste der Text noch im Senat abgestimmt werden … und die Nationalversammlung wurde zwischenzeitlich aufgelöst. Das Gesetz droht daher in der Versenkung zu verschwinden, aber mit der Bewegung En Mode Climatkämpfen wir dafür, es wieder auf den Weg zu bringen.
Abstimmungsergebnis des Gesetzes zum ökologischen Bonus-Malus-System für Kleidung in der Nationalversammlung: Einmal waren sich die Abgeordneten wirklich einig …
Würden solche Regulierungen allein ausreichen, um eine Bekleidungsindustrie in Frankreich wiederauferstehen zu lassen? Nein. Sie sind eine absolut notwendige Voraussetzung, um unsere Bekleidungsindustrie wettbewerbsfähiger zu machen, aber sie werden leider nicht ausreichen.
Wenn ein Wald fast vollständig abgeholzt wird, wächst er nicht über Nacht nach. Um wiederaufzuerstehen, braucht die Bekleidungsindustrie auch gut ausgebildete Arbeiterinnen und Arbeiter, Unternehmerinnen und Unternehmer, die Fabriken gründen oder übernehmen, Beamtinnen und Beamte, die öffentliche Aufträge lenken, Marken, die mitspielen und Made in France kaufen, sowie von Gemeinden bereitgestellte Flächen für neue Fabriken und so weiter. Wir brauchen auch einen Wandel in der Konsumkultur: Denn selbst mit modernsten Maschinen und einer Angleichung der sozialen und ökologischen Standards wird die Herstellung eines Kleidungsstücks in Frankreich teurer bleiben als in Bangladesch. Es braucht also mehr Genügsamkeit, die Bereitschaft, weniger Kleidung zu kaufen und sie öfter reparieren zu lassen.
Das alles wird Jahre dauern, wahrscheinlich Jahrzehnte. Damit es gelingt, müssen möglichst viele Menschen dieselbe Vision teilen: Es ist höchst wünschenswert, aber auch durchaus möglich, die Kleidung, die wir tragen, wieder bei uns herzustellen. Frankreich kann wieder lernen, sich selbst einzukleiden – und es hat allen Grund dazu. Worauf warten wir noch?
Illustration: Matthieu Lemarchal @tamieuh Und danke an alle, die den Artikel gegengelesen haben: Olivier Lluansi, Anaïs Voy-Gillis, Antoine Camous, Karine Renouil Tiberghien, Flore Berlingen, Pierre Condamine, Maxime Froissant.
Wer sind wir, dass wir das behaupten?
Du bist hier auf La Mode à l’Envers, dem Blog der Kleidungsmarke Loom. Die Textilindustrie hat sich gründlich verstrickt – und die Rechnung zahlt der Planet. Deshalb erklären wir dir hier alles, was wir über die Branche herausfinden. Denn langlebige Kleidung herzustellen ist gut – aber aufdecken, teilen und inspirieren bewirkt noch viel mehr.
Übrigens, stellen wir bei Loom eigentlich Kleidung in Frankreich her? Ja, einige! Zumindest bei den Teilen, bei denen wir trotz der französischen Arbeitskosten akzeptable Preise anbieten können, also: – Teile, bei denen verhältnismäßig wenig Handarbeit nötig ist: Socken, Mützen, Schals, Gürtel, manche Pullover, manche Pflegeprodukte. – Teile, bei denen andere Marken traditionell sehr hohe Margen ansetzen und wir deshalb trotz Made in France wettbewerbsfähig bleiben, indem wir unsere eigene Marge senken: Sonnenbrillen. – Teile, deren Stoffe in Frankreich hergestellt und dann in Portugal konfektioniert werden: Chinos, Jacken, Cord-Überhemden, Badeshorts. – Und schließlich gibt es Produkte, die teilweise aus französischem Leinen gefertigt werden, dem einzigen Textilrohstoff, den wir lokal produzieren (neben Wolle): Baumwoll-Leinen-Hemd, Hemd mit Stehkragen.
Unser Ziel ist natürlich, davon immer mehr anbieten zu können. Aber dafür brauchen wir die neuen Regulierungen, die weiter oben im Artikel erwähnt wurden! Übrigens, wir machen nie Werbung: Wenn dir gefällt, was wir schreiben, und du mehr davon willst, kannst du unseren Newsletter hier abonnieren. Versprochen: Wir schreiben dir höchstens einmal im Monat.
Anmerkungen
1 : Quelle FIMIF. Schätzung bestätigt durch diese DEFI-IFM-Studie aus dem Jahr 2024. 2 : Während in den 60er-Jahren noch fast unsere gesamte Kleidung in Frankreich hergestellt wurde (die Zollstatistiken zeigen damals nur sehr geringe Bekleidungsimporte). 3 : Ouest France 2020 4 : Les Echos 2024 5 : Fashion Network 2024 6 : Zahlen der URSSAF (französische Sozialversicherungsbehörde) für die Textil-Branchencodes (Quelle). Manchmal liest man auch die Zahl von 60.000 Arbeitsplätzen für die Textil-Bekleidungsindustrie in Frankreich (ohne Leder). Das entspricht nicht ganz dem, was sich hier aus den URSSAF-Zahlen ergibt (36.000 + 31.000 = 67.000 Arbeitsplätze). Diese Zahl stammt aus einer Berechnung von der OPCO, deren Erfassungsbereich nicht ganz derselbe ist: Sie verknüpft alle Branchencodes mit den Kennungen aus den Tarifverträgen der Textilbranche. Sie ist also präziser, liefert aber nicht die Aufschlüsselung nach Textil und Konfektion, die wir hier für unsere Argumentation brauchten. 7 : Quelle URSSAF 8 : 64 % der in Frankreich hergestellten Lederwaren sind Handtaschen (Quelle INSEE). 9 : Le Monde 2019 10 : Weiter unten ist von den 50 Fabriken die Rede, die an Alltagskleidung arbeiten. Geht man von 200 Beschäftigten pro Fabrik aus – was schon sehr optimistisch ist –, ergibt das 10.000 Beschäftigte. 11 : 8.000 Fabriken laut diesem Bericht. 12 : Quellen Fashion Network und La Voix du Nord. 13 : INSEE-Bericht Made in France. 14 : Quelle: Textile et vêtement: Faire face aux mutations, OECD-Bericht 2005. 15 : Why Robots Can’t Sew Your T-Shirt, Harris Quinn für Wired 16 : What is SMV in garments industry, Textile Scholars. 17 : Textile et vêtement: Faire face aux mutations, OECD-Bericht 2005. 18 : UE : hausse de 15 % des importations d’habillement de Chine en janvier-février, Fashion Network (23.05.2006) 19 : Quelle: The industry we want 20 : Quelle France 24 21 : Asian rivers are turning black. And our colorful closets are to blame, CNN 2020. 22 : Les Dessous Toxiques de la Mode, Greenpeace 2012. 23 : Reportage von Martin Weill "Victimes de la Mode", TMC 2022: gemessener Bleigehalt 4-mal über den REACH-Grenzwerten in einem nach Frankreich importierten Shein-Kleidungsstück. 24 : Arbeitslosenquote 3. Quartal 2021 laut INSEE : 10,0 % im Département Nord, 10,2 % in der Aube, 8,5 % in den Vogesen vs. 7,9 % im französischen Mutterland. 25 : Quelle INSEE 2020: 29,7 % Arbeitslosigkeit bei den 15- bis 64-Jährigen in Roubaix. Und mit der Schließung von Camaïeu, das seinen Sitz in Roubaix hatte, scheint das Schicksal der Stadt besonders übel mitzuspielen – mehr denn je Opfer der Low-Cost-Textilindustrie. 26 : Zum Beispiel bei Boussac Textile : Gründung von Schulen, Eröffnung von Kindertagesstätten in Fabriknähe, Bau von Wohnungen sowie Haushalts- und Lehrlingsschulen. 27 : "2017 lag der Anteil der Beschäftigten mit unbefristetem Vertrag in der Industrie bei 44 % gegenüber 28 % im Dienstleistungssektor. Der Industriesektor bietet der Mittelschicht damit Arbeitsplätze, die sowohl besser bezahlt als auch stabiler sind" Quelle: Désindustrialisation (accélérée): le rôle des politiques macroéconomiques, François Geerolf und Thomas Grjebine. 28 : Revue DARES 2020 Travail et Emploi : "Angesichts der geforderten Arbeitskraft-Voraussetzungen werden Gebiete [...] mit industriellem Niedergang vorrangig ins Visier genommen, wobei die Logistik zu einer bevorzugten Entwicklungsachse für die Wiederbelebung sogenannter notleidender Gebiete wird. Im Norden Frankreichs, im grenznahen Osten, im Großraum Paris oder im Rhônebecken haben sich so Arbeitsmarktgebiete mit starker Logistik-Komponente gebildet. 29 : « Faire du domicile » à la campagne : identités professionnelles des aides à domicile pour personnes âgées dans les mondes ruraux, 2023. 30 : Professionnels du textile: se construire une conscience fière, Françoise Faye, 2005. 31 : Benoît Coquard, Ceux qui restent. Faire sa vie dans les campagnes en déclin (La Découverte, 2019). 32 : Assessment of Carbon Footprint for the Textile Sector in France, Cycleco, Februar 2021: 20,90 Kilo CO2-Äq. pro Kilo vollständig in Frankreich hergestelltem Textil vs. 43,43 kg in China. 33 : 1984 lag der Kleidungskonsum in Frankreich bei 1,3 Milliarden Stück, also 23 Kleidungsstücke pro Kopf und Jahr. Quelle: INSEE-Erhebung 1984 bei 7.500 Haushalten. Heute liegt er laut dem Öko-Organismus Refashion bei 2,7 Milliarden Kleidungsstücken. 34 : Quelle: Tätigkeitsbericht Refashion 2022. 3,3 Milliarden × 83 % Kleidung / 67,8 Millionen Einwohner × 99 % = 40 Kleidungsstücke pro Kopf. Rechnet man Schuhe und Haushaltswäsche mit ein, kommt man auf fast 50 Textilstücke pro Kopf. 35 : Quelle Fred Economic Data. 36 : Übrigens wurde die Reparatur von Kleidung von Regierungen in Kriegsländern stark gefördert, siehe die Kampagne Make Do and Mend im Vereinigten Königreich während des Zweiten Weltkriegs 37 : Kumuliertes Defizit Textil + Bekleidung seit 1993 laut den französischen Zollbehörden (ohne Leder) (Quelle). 38 : Quellen französische Zollbehörden, Berechnungen auf diesem Dokument. 39 : Unsere Handelsdefizite vertiefen auch unsere Leistungsbilanzdefizite (die unter anderem den Dienstleistungshandel einbeziehen). Und mit der Zeit entsteht daraus eine Auslandsverschuldung, die man fachlich als "Nettoauslandsvermögensstatus" Frankreichs bezeichnet. Dass dieser negativ ist, bedeutet, dass Ausländer mehr Vermögenswerte in Frankreich halten, als französische Einwohner im Ausland besitzen. Mehr Informationen auf der Website der Banque de France. 40 : "Die Auslandsposition erlaubt es, das Risiko einer Finanzkrise für ein Land einzuschätzen – kurzfristig (plötzliche Liquiditätsverknappung) oder langfristig (Insolvenzrisiko) –, gemäß den Analysemethoden, auf die internationale Organisationen üblicherweise zurückgreifen". Quelle: La position extérieure: éléments de mesure et utilité pour la politique monétaire et la stabilité financière, Banque de France, 2003. 41 : Marine Le Pen et Eric Zemmour esquissent leurs propositions économiques au salon du Made in France, Ivanne Trippenbach für Le Monde (15.11.2021). 42 : Diese Überzeugung, dass die Höherstufung der richtige Weg sei, deckt sich mit dem Gallois-Bericht von 2012 "Pacte pour la compétitivité de l'industrie française", dessen zweiter Teil "Une ambition industrielle, la montée en gamme" heißt. 43 : Quelle IPCC 2018 44 : Zur Einordnung: Ein Hemd braucht etwa 30 Minuten Nähzeit. Da die Arbeitskosten pro Stunde in Frankreich bei fast 40 Euro liegen, macht das 20 € Produktionskosten allein für die französische Näharbeit. Mit dem klassischen Multiplikator einer Marke (× 5) wären das also 100 € nur für diesen Schritt.45 : Réindustrialisation: pourquoi la France a tout pour réussir? Augustin de Romanet für Le Cercle des Economistes (27.11.2023) 46 : Bruno Le Maire: «Baisser les impôts de production est une des conditions pour réindustrialiser la France», L'Opinion (07.10.2022) 47 : La réindustrialisation de la France d'ici 2035 s'annonce comme une guérilla plus qu'une «Blitskrieg», Solène Davesne für L'Usine Nouvelle (08.06.2024)
Bevor wir ins Detail gehen, ein paar Größenordnungen dazu, wie viele neue Kleidungsstücke jedes Jahr gekauft werden. In Frankreich wurden 2022 – ohne Heimtextilien und Schuhe mitzuzählen – 2,7 Milliarden Kleidungsstücke auf den Markt gebracht1. Das sind mehr, als es Sechserpackungen Eier gibt.
2022 verbrauchen wir unsere Kleidung schneller als unsere Eierkartons. Quelle: En Mode Climat.
Zieht man die unverkauften Waren ab2, kauft jeder Franzose im Schnitt 40 neue Kleidungsstücke pro Jahr3. Das ist viel: In den 80er-Jahren war es etwa halb so viel4. Waren die Leute deshalb schlecht angezogen? Urteile selbst – aber etwas zum Anziehen hatten sie trotzdem.
Tja, das bis zum Bauchnabel aufgeknöpfte Hemd hat auch nicht erst der französische Intellektuelle BHL (Bernard-Henri Lévy) erfunden.
2. Für den Planeten müssen wir weniger kaufen
Ein derart massiver Kleidungskonsum bleibt nicht ohne ökologische Folgen. Wir haben sie bereits in mehreren Artikeln beschrieben: Treibhausgasemissionen, Zerstörung der Biodiversität, Mikroplastik… Wenn du keine Zeit hast, sie zu lesen, merk dir eines: Produzieren heißt verschmutzen.
Könnte man diese Umweltbelastung deutlich und schnell senken, ohne die Konsummenge zu verringern, indem man auf technische Innovationen setzt? Das ist eher unwahrscheinlich:
Die Größenordnungen, die technische Innovationen an Einsparung ermöglichen, sind zu gering. Nimmt man zum Beispiel das „Recycling", das Marken oft als ultimative Lösung anpreisen: Es würde die Treibhausgasemissionen und den Wasserverbrauch der Textilbranche selbst mit gewaltigem Aufwand nur um 5 oder 6 % senken5.
Diese technischen Innovationen verbreiten sich nicht schnell genug. Viele Marken wollen zum Beispiel ihre Fabriken „dekarbonisieren", also mit grüner statt mit Gas-, Kohle- oder Ölenergie betreiben… Eine tolle Absicht – aber wenn man sich Bangladesch anschaut (nach China das 2.-größte Lieferland für Kleidung in Frankreich), ist der Anteil erneuerbarer Energien an der Stromproduktion verschwindend gering und wächst kaum (mehr dazu in diesem Artikel , wenn du tiefer in das Thema CO2-Reduktion in der Textilbranche einsteigen willst).
Der Anteil von Solar- und Windenergie am Strommix in Bangladesch = die fast unsichtbare rote Linie. Quelle: IEA.
Manche technischen Innovationen können nützlich sein, aber sie können auch als Nebelwand dienen , die uns den Elefanten im Raum übersehen lässt: Produzieren heißt verschmutzen (siehe oben). Der wirksamste und schnellste Weg, die Umweltbelastung der Mode zu senken, ist also, weniger Kleidung zu produzieren.
Aber was die Lawine an Reaktionen auf die Werbung mit diesen „Entkäufern" nahelegt, ist: Selbst wenn es ökologisch nötig wäre, wäre es wirtschaftlich eine Katastrophe. Man riskiere, den Untergang Hunderter Modeunternehmen zu beschleunigen, die dichtmachen müssten. Anders gesagt: Diese Werbung entfacht eine Art neue Debatte „Weltuntergang gegen Monatsende" – nur eben auf Unternehmen bezogen.
Stimmt das wirklich? Würde weniger Kleidung zu kaufen zwangsläufig eine wirtschaftliche Katastrophe auslösen?
3. Für die Wirtschaft muss man weniger kaufen und mehr vor Ort produzieren
Bevor wir über die wirtschaftliche Gesundheit der Modeunternehmen sprechen, schauen wir uns erst die des ganzen Landes an.
Die Risiken des Überkonsums für die französische Wirtschaft
Da die meisten Textilfabriken in Asien stehen, verlässt bei jedem gekauften Kleidungsstück Geld Frankreich.
Herkunft der in Frankreich gekauften Kleidung. Oder: Pac-Man auf dem Rücken. Quelle: FIMIF
2021 war die Textilbranche mit einem Defizit von über 12 Milliarden Euro unsere 3.-größte Defizitbranche und allein für mehr als 20 % des gesamten Defizits ohne Energie verantwortlich6. Und Frankreichs abgrundtiefe Handelsdefizite haben Folgen. Um sie zu begleichen, muss man sich im Ausland verschulden. Mehr dazu in diesem Bericht, aber ganz (sehr) einfach gesagt: Es ist, als würde man sich Geld von der Bank leihen, um jeden Tag auswärts essen zu gehen, statt zu Hause zu kochen.
Vorsicht, Schulden zu machen ist nicht per se schlecht: Das kann man nachvollziehen, wenn es darum geht, seltene Metalle für die Energiewende zu kaufen oder Maschinen, um unsere Pharmaindustrie zurückzuholen. Aber wenn es darum geht, Milliarden Billig-Kleidungsstücke einzuführen, heißt das einfach, über unsere Verhältnisse zu leben. Und das kann nicht ewig so weitergehen7. All diese aus dem Ausland importierte Kleidung ist also Geld, das wir nicht in wirklich nützliche Güter für unsere Wirtschaft investieren können.
Und dann wäre da noch der Steuerausfall für den Staat durch all die ins Ausland verlagerten Fabriken. Weniger Unternehmen in Frankreich bedeuten weniger eingenommene Steuern und am Ende weniger Geld für Schulen oder Krankenhäuser.
Kurz gesagt: Dieser Überkonsum importierter Kleidung ist riskant für die französische Wirtschaft insgesamt. Aber würde mehr Konsumverzicht in der Modebranche nicht die Händler gefährden, die ohnehin schon in Schwierigkeiten stecken?
Das Problem der französischen Textilbranche ist nicht der Konsumverzicht, sondern der Billigpreis
Ja, 2022 und 2023 waren für manche französischen Marken katastrophal. Du erinnerst dich vielleicht an die Pleiten von Camaïeu, Kookaï, San Marina, Jennyfer oder auch Pimkie… Das ist ganz klar eine sehr schwierige Phase.
Aber was sind die Ursachen? Liegt es daran, dass die Franzosen wegen der Inflation und sinkender Kaufkraft insgesamt viel weniger Kleidung kaufen?
Das scheint nicht wirklich der Fall zu sein: Für 2023 gibt es noch keine offiziellen Zahlen, aber 2022 stieg die Zahl der produzierten Kleidungsstücke weiter an (+2 %8). Und man kann beobachten, dass es manchen Marken eher gut geht. Kiabi machte 2022 +10 % Umsatz, und die ausländischen Fast-Fashion-Ketten brechen alle Rekorde, wie zum Beispiel Uniqlo, H&M, Zara oder Primark9. Dazu kommen natürlich noch die Neuankömmlinge der Ultra-Fast-Fashion wie Shein oder Temu.
Mit anderen Worten: Der Grund für die Probleme dieser Ketten ist nicht der zurückhaltendere Kleidungskonsum der Franzosen, sondern eher eine Verlagerung des Konsums hin zu Billigketten wegen der Inflation10. Tatsächlich sind es die Billigketten, die heute den Großteil des französischen Textilkonsums auf sich ziehen: 7 von 10 in Frankreich verkauften Kleidungsstücken sind inzwischen Billigware11. Und das fällt besonders auf, wenn man sich die Top 10 der meistverkauften Marken in Frankreich ansieht:
Marktanteile (nach Menge) der 10 größten Ketten in Frankreich im Jahr 202312
Ok, aber auch wenn der Markt von diesen Billigketten dominiert wird, ob französisch oder ausländisch – das müsste doch trotzdem für viele Arbeitsplätze im Handel sorgen, oder? Wenn die Franzosen in den kommenden Jahren tatsächlich weniger Kleidung kaufen würden, bestünde dann nicht das Risiko, Arbeitslosigkeit zu schaffen?
Das ist alles andere als sicher. In den letzten 50 Jahren hat der sehr schnelle Anstieg der verkauften Kleidungsmenge bei den Modehändlern keine Arbeitsplätze geschaffen – im Gegenteil.
Zwischen 1971 und heute hat sich die konsumierte Kleidungsmenge mehr als verdoppelt, während 30.000 Arbeitsplätze im Bekleidungseinzelhandel verschwunden sind13. Noch nie haben wir so viel Kleidung konsumiert, noch nie gab es so wenige Arbeitsplätze im Handel. Schuld ist der Online-Handel? Teilweise, aber nicht so sehr, wie man denkt. Schaut man sich die Zahlen an, waren die Arbeitsplätze im Textilhandel schon vor der massenhaften Verbreitung des Internets stark zurückgegangen14.
Der Hauptschuldige für den Rückgang der Arbeitsplätze im französischen Bekleidungshandel ist in Wirklichkeit der Billigpreis. Die relativen Preise für Kleidung (im Vergleich zum Einkommen) haben sich in 30 Jahren halbiert. Auch wenn Händler mehr Kleidung verkaufen, bringt ihnen das also nicht mehr Einnahmen15. Vereinfacht gesagt: Früher lebten viele kleine Geschäfte vom Verkauf von Kleidung; heute wird die billige Kleidung in großen Läden verkauft, die zwar hohe Stückzahlen absetzen, aber mit weniger Personal.
Und der Billigpreis hat nicht nur bei den Händlern Arbeitsplätze verschwinden lassen, er hat auch anderswo in der Textilbranche enorm viele zerstört:
In den Fabriken: Da diese Kleidung immer seltener in Frankreich hergestellt wird, hat sich die Zahl der Arbeitsplätze in der Textilindustrie in 30 Jahren gedrittelt16.
In Änderungsschneidereien und Schuhmacherwerkstätten: Da die Franzosen inzwischen viel mehr neue Kleidung kaufen, lassen sie ihre eigene seltener reparieren. Zur Einordnung: Die Zahl der Schuhmacher in Frankreich ist von 45.000 in den 50er-Jahren17… auf heute nur noch 3.500 gesunken18.
Und dann sind da noch all die indirekten Arbeitsplätze, die in den Textilregionen verloren gehen: Wenn eine Fabrik schließt, machen auch die Bäckerei, das Café, die Bank oder die Post dicht. In notleidenden Textilregionen wie dem Nord, der Aube oder den Vosges bleibt die Arbeitslosenquote deutlich höher als im Rest Frankreichs19.
Roubaix, die ehemalige „Stadt der tausend Schornsteine" und frühere Hauptstadt der französischen Textilindustrie, hat heute eine Arbeitslosenquote von fast 30 %20.
***** Randbemerkung *****
Ja, aber Billigketten sind doch gut: sie ermöglichen es einkommensschwachen Menschen, sich zu kleiden, oder?
Ja, aber eigentlich nein. Sicher, billige Kleidung verschafft Kaufkraft und ermöglicht es manchen Franzosen in schwieriger Lage, sich leichter neue Kleidung zu kaufen. Aber mit etwas Abstand betrachtet, ist das ein vergiftetes Geschenk:
Einkommensschwache Bevölkerungsgruppen sind die ersten Opfer des Billigpreises: Die Verlagerung der Textilindustrie seit den 80er-Jahren hat, wie oben erklärt, enorm viele Arbeitsplätze zerstört. Ein Teil dieser früheren Industriearbeitsplätze (für die Produktion unserer Kleidung vor Ort) hat sich in Jobs in Logistik und Transport verwandelt (für den Import unserer Kleidung aus dem Ausland), aber davon gibt es weniger, sie sind unsicherer und schlechter bezahlt.
Die Kleidungspreise sind so lächerlich niedrig und der Konsumdruck so stark (neue Kollektionen, Rabattaktionen…), dass selbst Menschen aus einkommensschwachen Verhältnissen mehr kaufen, als in ihrem Budget vorgesehen war (wie diese Frau in dieser Reportage „oft auf den Euro genau").
Die Verlagerungen ins Ausland verursachen Steuerausfälle für den Staat. Weniger Unternehmen in Frankreich bedeuten weniger eingenommene Steuern und am Ende weniger Geld für Bildung oder Gesundheit. Öffentliche Dienstleistungen sind aber das Vermögen derer, die keines haben.
Einkommensschwache Bevölkerungsgruppen leiden als Erste unter den langfristigen Folgen des Überkonsums, insbesondere denen des Klimawandels
Der Großteil der Billigverkäufe geht nicht auf die ärmsten Menschen zurück: Wenn 7 von 10 in Frankreich verkauften Kleidungsstücken Billigware sind, dann reicht die Kundschaft der Billigketten weit über die ärmsten Bevölkerungsgruppen hinaus. Das Argument, Billigmodelle in ihrem Namen zu unterstützen, ist also stark verzerrt.
***** Ende der Randbemerkung *****
Verlagert man die Industrie zurück, lassen sich Konsumverzicht und gesunde Unternehmen vereinbaren
Um in der Textilbranche wieder Wohlstand und Arbeitsplätze zu schaffen, muss man also wieder das tun, was früher war: weniger Kleidung produzieren, aber lokaler produzieren – in Frankreich oder Europa.
Das würde Arbeitsplätze schaffen:
In den Fabriken: Zur Einordnung – die Textilindustrie in Italien zählt noch 464.000 Arbeitsplätze, gegenüber nur 105.000 in Frankreich21.
Im Bekleidungshandel, da höherwertige Kleidung es ermöglichen würde, die Händler besser zu bezahlen;
In Änderungsschneidereien und Schuhmacherwerkstätten: weniger neue Kleidung bedeutet mehr reparierte Kleidung;
Nicht zu vergessen die indirekten Arbeitsplätze: Siedelt sich eine Fabrik an, bedeutet das auch Arbeit für andere Fabriken im Umfeld und für die lokalen Geschäfte22.
. Und nebenbei würde das auch verhindern, dass unser Planet zerstört wird und Kleidung am anderen Ende der Welt unter menschenunwürdigen Bedingungen hergestellt wird. Zur Erinnerung: In Sachen Kaufkraft würde in Bangladesch in der Textilbranche zu arbeiten bedeuten, in Frankreich mehr als 60 Stunden pro Woche zu arbeiten23 um rund 391 € im Monat zu verdienen24 (selbst unter Berücksichtigung der jüngsten Erhöhungen infolge der massiven Proteste im Land). Wie soll man unter diesen Bedingungen würdevoll leben?
Man kann verstehen, dass dieses Video einen Teil der Modehändler gestört hat, die dachten, eine Botschaft des Konsumverzichts könnte sie kurzfristig noch mehr leiden lassen. Aber man sollte sich nicht im Feind irren: Die wahre Gefahr für die Textilbranche ist nicht der Konsumverzicht, sondern der Billigpreis. Die lächerlich niedrigen Preise in der Mode gefährden unsere Umwelt und verhindern eine angemessene Bezahlung von Herstellern und Händlern. Der Konsumverzicht dagegen kann Hoffnung bringen, wenn dieses „weniger kaufen" mit einem „besser kaufen" einhergeht – mit Kleidung, die lokaler hergestellt wird, zwangsläufig zu höheren Preisen verkauft wird, aber allen eine würdige Bezahlung ermöglicht.
Was man der Regierung bei dieser Video-Geschichte vorwerfen kann, ist, dass sie es bei einer Kommunikationskampagne zur Sensibilisierung der Öffentlichkeit belassen hat, während man das Problem eigentlich an der Wurzel packen müsste – mit Gesetzen, die Konsumverzicht und Rückverlagerung fördern. Zum Beispiel: Fast-Fashion-Marken bestrafen, die Kleidung mit Hungerlöhnen herstellen lassen und Kunden dazu drängen, immer mehr zu kaufen (das fordern wir zusammen mit vielen anderen Textilmarken über die Bewegung En Mode Climat).
Am Ende zeigt der Aufschrei rund um dieses Video, das zum Konsumverzicht aufruft, vor allem eines: dass wir automatisch von einem Widerspruch zwischen „Verzicht" und „Wohlstand" ausgehen. Aber das Beispiel der Textilbranche zeigt, dass dieser Gegensatz nicht auf Zahlen beruht: Verlagert man die Produktion zurück, lassen sich beide miteinander vereinbaren.
Und schließlich: Wer die ökologischen Folgen seiner Produktion zu sehr ignoriert, sägt sich selbst den Ast ab, auf dem er sitzt – Unternehmen eingeschlossen: Langfristig brauchen sie Energie, um die Maschinen laufen zu lassen, Ressourcen, um sie zu versorgen, gesunde Menschen, die dort arbeiten … kurz, Voraussetzungen, die die ökologische Krise Stück für Stück zerstört. Die Wirtschaft schwebt nicht im luftleeren Raum: Auf einem verbrannten Planeten wird es nie gesunde Unternehmen geben.
Um tiefer einzusteigen:
Lies das großartige Buch La Sobriété Gagnante von Benjamin Brice, das zeigt, dass Konsumverzicht nicht als Zwang, sondern als Chance für unsere Wirtschaft verstanden werden sollte. Verbunden mit einer ambitionierten Politik der industriellen Rückverlagerung, kann er uns helfen, gleichzeitig unseren ökologischen Fußabdruck, unsere Defizite und unsere sozialen Ungleichheiten zu verringern.
Sieh dir diese Debatte an, an der wir teilgenommen haben und die die wichtigsten Argumente des Artikels aufgreift.
Wer sind wir, dass wir das behaupten?
Du bist hier auf La Mode à l’Envers, dem Blog der Kleidungsmarke Loom. Die Textilindustrie hat sich gründlich verstrickt – und die Rechnung zahlt der Planet. Deshalb erklären wir dir hier alles, was wir über die Branche herausfinden. Denn langlebige Kleidung herzustellen ist gut – aber aufdecken, teilen und inspirieren bewirkt noch viel mehr.
Wir machen nie Werbung: Wenn dir gefällt, was wir schreiben, und du mehr davon willst, kannst du unseren Newsletter hier abonnieren. Versprochen, wir schreiben dir höchstens einmal im Monat.
2 3,3 Milliarden * 83 % Kleidung / 67,8 Millionen Einwohner * 99 % = 40 Kleidungsstücke / Einwohner. Im Textilbereich gibt es nur 1 % unverkaufte Ware. Siehe Ademe-Bericht 2021: „Étude des gisements et des causes des invendus non alimentaires et de leurs voies d'écoulement" : Die unverkaufte Rohware macht 4,1 % des Umsatzes der Bekleidungs- und Schuhbranche aus. 65 % dieser unverkauften Ware werden anschließend an Resteverwerter weiterverkauft, 20 % werden an Hilfsorganisationen gespendet, 10 % werden recycelt oder repariert, 5 % werden vernichtet. Von der als „unverkauft" deklarierten Kleidung wird also maximal ein Anteil von 20 % vernichtet oder „entwertet" (wenn man davon ausgeht, dass ein Teil der Spenden an Hilfsorganisationen so endet). Am Ende macht die vernichtete unverkaufte Ware also weniger als 1 % der Verkäufe aus (20 % x 4,1 % = 0,8 %).
3 Zählt man Schuhe und Heimtextilien dazu, kommt man auf fast 50 Textilstücke pro Franzose.
4 1984 lag der Kleidungskonsum in Frankreich bei 1,3 Milliarden, also 23 Kleidungsstücken / Einwohner / Franzose. Quelle: INSEE-Erhebung 1984 zu 7.500 Haushalten.
5 Studie Quantis Measuring Fashion 2018: Bei 40 % recycelten Fasern würden 5,9 % weniger Treibhausgasemissionen und 4,5 % weniger Wasser verbraucht.
7 Die Nettoauslandsposition Frankreichs (die Verschuldung Frankreichs gegenüber dem Rest der Welt) liegt bei -800 Mrd. €, also 32 % des BIP. Frankreich nähert sich damit der in den europäischen Verträgen festgelegten Obergrenze von 35 % des BIP. Das ist nur eine Konvention: An sich wäre es nicht schlimm, sie zu überschreiten, aber es zeigt, dass es Grenzen gibt, die für eine gesunde Wirtschaft nicht überschritten werden sollten. Zur Erinnerung: Anfang der 2000er-Jahre war Frankreich noch Nettogläubiger (hatte also eine positive Nettoauslandsposition). Quelle.
9 Die genauen Zahlen für den französischen Markt kennen wir nicht, aber es gibt keinen Grund, warum sie nicht ebenfalls wachsen sollten.
10 Manche Fachleute führen auch an, dass diese Marken den technologischen Wandel verpasst oder nicht genug in ihr „Branding" investiert haben. Das mag ebenfalls eine Rolle spielen, aber wohl weniger als die Verlagerung des Konsums hin zu niedrigeren Preisen in dieser Zeit der Inflation. Und nimmt man das Beispiel Leclerc, so hindert es nicht besonders starkes Branding oder E-Commerce daran, der zweitgrößte Kleidungsverkäufer in Frankreich zu sein...
13 Quellen: INSEE, in Vollzeitäquivalenten, Angestellte + Selbstständige. Für 1971 stützen wir uns auf die jährliche Unternehmenserhebung, die diese Zahl auf 161.000 in der Bekleidungsbranche und 32.620 im Schuhbereich schätzt. Für die aktuellen Arbeitsplätze stützen wir uns auf die Verkaufsstellenerhebung 2009, die diese Zahl auf 134.608 in der Bekleidungsbranche und 27.914 im Schuhbereich schätzt.
14 Die INSEE-Verkaufsstellenerhebung, die den Arbeitsplatzabbau im Handel zeigt, stammt von 2009 – als der Anteil des Bekleidungs-E-Commerce noch begrenzt war. Man könnte auch den Lebensmittel-Supermärkten vorwerfen, Arbeitsplätze im Bekleidungseinzelhandel vernichtet zu haben, aber sie machen keinen so großen Anteil der Bekleidungsverkäufe aus: 2011 wurden laut INSEE 17 % der Bekleidungsverkäufe im Supermarkt getätigt.
15 Seit 30 Jahren sind die Kleidungspreise absolut betrachtet eher stabil geblieben (zwischen 1990 und 2020 stiegen die Bekleidungspreise laut INSEE nur um 15 %), aber die Durchschnittseinkommen der Franzosen haben sich mehr als verdoppelt (Anstieg des verfügbaren Bruttoeinkommens pro Franzose zwischen 1990 und 2020: +92 % laut INSEE, Quelle). Wenn ein Händler also ein Einkommensniveau erreichen will, das mit dem von vor 30 Jahren vergleichbar ist, muss er fast doppelt so viel Kleidung verkaufen.
18 3.462 im RNM (Répertoire National des Métiers) unter der Tätigkeitsnummer 95.23Z erfasste Unternehmen, Ademe-Studie 2022 „Fonds réemploi réutilisation réparation de la filière TLC", wenn man von einem Arbeitsplatz pro Betrieb ausgeht.
19 Arbeitslosenquote 3. Quartal 2021 laut INSEE : 10,0 % im Département Nord, 10,2 % in der Aube, 8,5 % in den Vosges gegenüber 7,9 % im französischen Mutterland.
20 Quelle INSEE 2020 : 29,7 % Arbeitslosigkeit bei den 15- bis 64-Jährigen in Roubaix. Und mit der Schließung von Camaïeu, das seinen Sitz in Roubaix hatte, trifft es die Stadt noch härter – mehr denn je Opfer der Billigtextilbranche.
22 Es gilt allgemein als anerkannt, dass ein Industriearbeitsplatz zwei bis drei indirekte Arbeitsplätze bei anderen Industrieakteuren sowie induzierte Arbeitsplätze im übrigen Wirtschaftsraum in Dienstleistungen und Handel schafft. Quelle: Anaïs Voy-Gillis, Spezialistin für Reindustrialisierung.
23 Die Initiative Garment Workers Diaries berichtet, dass bangladeschische Näherinnen zwischen Dezember 2021 und Dezember 2022 im Schnitt 248 Arbeitsstunden im Monat leisteten, also 62 Stunden pro Woche (Quelle).
24 Der Lohn in Bangladesch wurde nach den jüngsten Protesten gerade auf 12.500 Taka angehoben. Laut Asian Floor Wage liegt der existenzsichernde Lohn jedoch bei 53.104 Taka, der aktuelle Mindestlohn liegt also bei 24 % des existenzsichernden Lohns. Da der existenzsichernde Lohn für Frankreich bei 1.630 Euro liegt (Quelle), entspricht das in Frankreich einem Lohn von 391 Euro im Monat. Quelle: Clean Clothes Campaign.
Dieser Artikel wurde ursprünglich auf Französisch geschrieben, unserer Muttersprache. Falls dir eine Formulierung holprig vorkommt, entschuldige bitte – und schreib uns gern an hello@loom.fr, damit wir die Übersetzung verbessern können.
Dans cet article, on vous raconte l'incroyable histoire du pull fin 3e génération.
Ici Julia et Guillaume, les fondateurs de Loom. Si on prend la plume aujourd’hui, c’est pour vous parler d’une injustice qui nous pèse. Elle concerne le pull fin, dont la 3e génération vient de sortir. Ce vêtement, on l’a d’abord lancé en 2019, dans une matière 100% laine mérinos. Comme tout pull en laine, il est beau, il est chaud, il ne décolore pas, il ne se détend pas. Mais il a un gros défaut.
Le genre de photos qu’on recevait au SAV.
Plusieurs clients nous remontent qu'à cause de sa finesse, ce pull troue rapidement aux coudes. Alors on arrête sa commercialisation. Et on cherche une solution. On plonge dans un tourbillon de tests laboratoire et de lancements de prototypes pour vérifier ou infirmer toutes nos hypothèses.
Hypothèse 1 : Est-ce que les pulls fins en laine des autres marques trouent aussi vite que le nôtre ? Oui, même le Uniqlo à 39,90 €.
Roger ne doit pas souvent appuyer ses coudes sur un bureau.
Hypothèse 2 : Est-ce que ça marche d'ajouter un peu de matière synthétique ? Non.
E-mail envoyé à l’usine qui tricote nos pulls pour leur demander d’ajouter du polyamide au pull. Spoiler : il a vrillé.
Hypothèse 3 : Est-ce qu’on peut tricoter en ajoutant seulement du synthétique seulement aux coudes ? Oui, mais le pull devient hors de prix…
Au bout de quelques mois, on se rend à l’évidence : on doit lancer ce pull fin… en 100% coton. Parce que côté abrasion, y a pas photo : le coton est bien plus résistant que la laine.
Quand on le teste en labo, notre prototype de pull fin en coton résiste à 80 000 cycles contre 14 000 pour son équivalent laine.
En 2020, on sort donc la 2e génération de notre pull fin, dans un coton bio égyptien aux couleurs profondes. Cette fois on n’a plus aucun problème de trous aux coudes… mais on a perdu les bénéfices de la laine : anti-odeur, chaleur et résistance à la déformation. Entendons-nous bien : ce pull est vraiment pas mal (d’ailleurs nos clients lui donnent la note moyenne de 4,8/5), mais nous, on a du mal à en être satisfaits. Alors, là aussi, on décide d’arrêter de le vendre. On se dit qu’on n’arrivera jamais à faire un pull fin chaud et résistant, et on abandonne le projet. Jusqu’à un jour de février 2024, quand une usine nous parle d’un fil en mélange 53% laine 47% coton. Et là, ILLUMINATION : est-ce que ce ne serait pas la solution pour avoir un pull fin chaud, beau, résistant à la déformation ET à l’abrasion ? Ni une, ni deux, on développe un prototype qu’on teste en labo. Résultats :
Ce pull fin est 3 fois plus résistant aux coudes qu’un 100% laine (qui pour rappel tenait seulement 14 000 cycles).
Ce pull fin est 2 fois plus résistant à la déformation qu’un 100% coton.
Champagne ! On se serre dans les bras, on pleure, on lance une queuleuleu : enfin, on a trouvé le procédé révolutionnaire pour faire un pull fin qui tient. On peut enfin lancer notre pull fin 3e génération. Sauf que, quand on en parle de cette INCROYABLE innovation au reste de l’équipe, on reçoit au mieux des silences gênés, mais le plus souvent, des moqueries à peine dissimulées : “wahou vous avez fait un pull en mélange laine-coton…”
Heureusement, la bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe. On ne les invitera pas à la cérémonie quand on recevra le premier prix du concours Lépine.
Julia & Guillaume
Le pull fin 3e génération, il est pas beau en plus ?
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit, sed do eiusmod tempor incididunt ut labore et dolore magna aliqua. Ut enim ad minim veniam, quis nostrud exercitation ullamco laboris nisi ut aliquip ex ea commodo consequat. Duis aute irure dolor in reprehenderit in voluptate velit esse cillum dolore eu fugiat nulla pariatur.